C’est le moment de faire la partie « CV » ou parcours personnel de votre dossier CAPES interne ou CAER d’histoire-géographie!

1er septembre… ça urge pour les candidats au CAER cette année encore! Vous venez à peine de terminer vos vacances et de faire la pré-rentrée avec vos collègues et peut-être vos élèves mais voilà, il faut se jeter à corps perdu dans la réalisation du dossier… Ici des petits conseils techniques de base pour vous aider dans la réalisation de la partie « CV » du dossier, soit les 2 pages de présentation de votre parcours personnel.

  1. Au brouillon établir une liste:
  • du détail de votre formation initiale et son niveau, matière(s), spécialité(s)
  • de vos expériences en tant que prof
    • années scolaires, niveaux en charge, charge (temps plein..), durée, cadre du remplacement ou du poste « protégé »…type d’établissement…
    • prof principal? responsabilité d’un niveau?
    • participation aux examens nationaux (DNB, Bac, épreuves anticipées type TPE…)
    • participation à des projets voire même portage et mise en oeuvre de votre propre projet avec une (ou des) classe(s)
    • animation de réunions( soit en tant que pp soit référent d’un projet/d’une action…)
    • sorties pédagogiques effectuées, portées…où? avec qui? pourquoi?…
  • de vos différentes expériences professionnelles hors prof
  • des formations spécifiques suivies
  • des outils maitrisés
  • de vos qualités premières
  • des cas que vous avez eu à gérer au sein de votre établissement, comment vous y avez répondu.

2. Prendre la liste des compétences des enseignants

3. Puis construire un tableau simple et développer vos expériences en vous interrogeant sur les compétences qu’on attend de vous en tant qu’enseignant… voici un exemple:

Tableau.CV.CAER.Profbourg

4. Etablir un plan détaillé avant de rédiger: que voulez-vous démontrer au jury? Comment pouvez-vous le convaincre d’une part de votre capacité à établir la synthèse de votre parcours de manière non linéaire en répondant bien à la spécificité du statut que vous souhaitez obtenir et d’autre part les persuader de la véracité et de la pertinence de ce parcours au regard de votre candidature? Choisir trois grands axes qui caractérisent bien votre parcours/votre projet de devenir un (vrai!!!!avec le statut quoi!) professeur d’histoire-géographie.

Donc vous ne devez pas reprendre directement votre CV mais le justifier dans cet écrit obligatoire de 2 pages!

Bon courage!

Merci de faire des retours pour celles et ceux qui utilisent d’autres techniques ou encore des exemples de plan!

Conseils de dernière minute…avant l’oral du CAER

Je ne vais pas reprendre toutes les choses écrites auparavant dans les articles, ici juste quelques idées pour appréhender les questions du jury…

Pensez bien à préparer une courte présentation de vous-même et de votre parcours jusqu’à cet oral, si le jury vous demande de vous présenter rapidement c’est aussi pour vous permettre de reprendre un peu pieds après votre exposé et avant la longue étape des questions… Donc si c’est préparé dans votre tête c’est tout bénef!

Ayez dans votre botte un ou deux exemples clairs et précis d’EPI que vous avez mené cette année, soyez capable également d’en sortir des points forts pour l’apprentissage de certaines notions pour vos élèves par rapport à l’enseignement plus traditionnel. Ce qu’on veut voir c’est déjà que vous avez mis en application la réforme puis que vous êtes capable d’en tirer un bilan (donc analyse de la situation pro) pour mieux faire encore la prochaine fois!

Pensez à montrer à votre jury que vous essayez d’amener les élèves à construire eux-mêmes leur cours, lors de la présentation de la séance détaillée ayez à coeur de dire que par exemple en commençant le chapitre vous posez la notion centrale au tableau et que les élèves proposent les éléments de réflexion qui semblent y être rattachées, tout ça pour faire un mini schéma heuristique et permettre peut-être ensuite aux élèves de poser eux-mêmes la problématique!

Une règle dont il faut se souvenir toujours: on ne présente jamais un document aux élèves pour illustrer juste un aspect du cours, chaque document doit être étudié par les élèves, aussi il est très mal venu de proposer plus de trois documents par séance d’1 heure aux élèves. ça fait donc en gros: le document d’accroche en début de séance puis deux documents pour le reste de l’heure. sauf si on prévoit un travail de groupe où donc on donne deux documents différents par groupe…. vous connaissez votre boulot, attention à ne pas vouloir en mettre trop juste le jour J!

Prévoir un petit quelque chose sur la prise en compte de la diversité, même si c’est suggéré dans votre oral, pensez alors à un topo plus béton lors de la reprise en cas de question spécifique sur le sujet.

N’oubliez pas les liens avec l’EMC pour notre matière, et bien sur vous devez être carré sur la réforme du nouveau brevet, de l’évaluation par compétences (à toujours proposé pour l’évaluation formative ou sommative de la séance ou séquence que vous présentez à l’oral), votre participation aux parcours artistique et citoyen

Et bien sur vous devez connaître parfaitement le programme de la 6e à la Term pour pouvoir rebondir sur la question (qui tombe à chaque fois!!!!!): par exemple pour un sujet sur la colonisation « quels sont les chapitres et niveaux associés où l’on peut traiter le continent africain? » …et là faut être rapide et avoir beaucoup de choses à proposer afin que le jury se rende compte que vous maitrisez bien le dossier et que vous utilisez également votre liberté pédagogique!

Bon courage à tous, si vous êtes admissible n’oubliez pas que vous êtes légitime pour réussir mais aussi que personne ne peut tout connaître à ce niveau ni répondre avec précision à toutes les questions alors souriez et restez humble tout en montrant votre bonne volonté à rebondir sur tout sans baisser les bras! Même si vous tombez sur le pire sujet que vous n’avez pas encore traité avec vos élèves, ça aide pas, c’est sur, mais c’est possible!

Exemple d’un « plan » pour la partie parcours professionnel du dossier RAEP d’histoire-géographie

Sachant que chacun doit être en mesure de prendre le recul nécessaire pour évaluer ce qui, dans son parcours personnel, est un élément ou un événement de plus ou moins grande importance à révéler au jury… afin de justifier de la légitimité et de la motivation a se présenter au concours.

C’est un exercice très difficile car lorsque l’on s’inscrit à l’interne on est déjà en poste, et de plus depuis minimum deux années… ce qui justifierait en soi la cohérence de la candidature ! Au début je me suis énervée sur l’exercice… « mais pourquoi ON nous demande de faire ça ? ON nous prend vraiment pour des demeurés !! Déjà que nous, vacataires, maitres délégués et autres maitres auxiliaires sommes un peu la dernière roue du char (moins payés, moins considérés, précaires du CDD, pourtant diplômés, mobiles et disponibles tout en gardant le sourire afin d’augmenter la chance de se constituer un bon réseau pour la suite des contrats…), et bien nous devons encore justifier de notre parcours et de notre disposition à rédiger une lettre de motivation aux faux airs de cv déguisé ? » ….De la colère, donc. Mais dans un premier temps seulement. Après avoir passé 2 mois sur cette première partie du dossier et réalisé un « produit convenable » (au regard de l’aide formiris, d’une amie dans la même situation et de mon avis personnel) je me suis dit que finalement c’était une bonne idée pour évaluer et départager les candidats. Car… quel exercice difficile! Et puis finalement, si ce n’était pas suffisant pour passer à l’oral d’un concours de prof, alors il me serait toujours possible de me refaire un cv du genre mais adapté à d’autres domaines professionnels, non?

NB: Si j’imagine être un jury lecteur de dossiers RAEP… il me paraît évident de faire trois piles et d’y poser chaque dossier après lecture de la première partie :

  • 1ère pile : celle des parcours présentés selon un plan chronologique et n’étant qu’une rédaction linéaire de ce qu’on a fait sans lien avec le projet professionnel
  • 2ème pile : celle des parcours chronologiques mais dont chaque élément est mis en perspective avec la mission d’enseignant
  • 3ème pile : celle des parcours présentés selon un ordre thématique qui suggère dès le début que le candidat a bien retourné son cv/parcours dans tous les sens afin d’y trouver les détails les plus parlant pour  donner l’envie au lecteur de lire la suite de son dossier !

Exemple de plan (enfin, un déroulé de paragraphes) :

  1. cursus universitaire (formation initiale)
  • On reprend les deux derniers diplômes les plus hauts et rapidement l’intitulé des mémoires ou thèse pour montrer sa spécialité au jury. (C’est souvent l’élément le plus ancien du parcours, sauf en cas de reprise d’études dans la discipline du concours.)
  • Ensuite montrer ce qu’à apporter cette formation disciplinaire : maitrise des notions fondamentales de la discipline, « façon de penser en historien ou en géographe »…socle nécessaire à l’exercice de l’enseignant de la matière dans le secondaire. Donner quelques détails si on a suivi histoire et géo en même temps = aspect pluridisciplinaire complémentaire permettant de se former aux méthodes de la discipline « mineure »…
  • Préciser enfin avec un exemple qu’on développe un de ces détails dans notre travail de professeur, par exemple : s’inscrire avec facilité dans la mise en œuvre d’activités interdisciplinaires (EPI par exemples lettres/histoire…)

donc l’idée est de partir d’un élément perso de sa formation pour faire adhérer le lecteur à la cohérence de votre parcours et de votre projet « durable » en tant que professionnel de l’enseignement aujourd’hui.

2. Après la formation initiale : première dimension professionnelle.

  • Exemple personnel de l’ouverture sur les TIC grâce à une mission universitaire au sein d’une collectivité territoriale pour mettre en place un SIG de veille foncière dans le cadre d’un programme d’action régional de gestion de l’espace.
  • Tout de suite j’enchaine sur l’intérêt de cette expérience dans ma pratique actuelle : construire les études de cas en géo, développer l’usage des TICE dans ma pratique comme dans celle des élèves, les accompagner dans leurs démarches de recherche personnelle…
  • J’ajoute qu’une expérience de x années dans le domaine public m’a permis de me former au fonctionnement de l’environnement public (basé sur les idées de service et d’intérêt général que l’on retrouve chez nous!!) ce qui s’avère utile dans le cadre de ma mission ou encore dans la préparation et la mise en œuvre de l’EMC…

3. Comment je suis « tombée » dedans…

  • J’ai exercé dans x établissements… de telle région : …… enfin dans l’établissement xx où je suis en poste depuis la rentrée.
  • Montrer les niveaux pour lesquels vous avez de l’expérience : j’ai eu l’opportunité d’assurer l’enseignement de ma discipline sur une quotité horaire de 18h à tous les niveaux du secondaire, j’ai préparé des classes de 3e au DNB, des TES , S et STMG au baccalauréat.
  • Un petit clin d’œil à votre disponibilité sans faille peut être soulignée gracieusement ici, pourquoi pas : « mobilité inhérente au statut de maitre délégué permet de mettre à l’épreuve des qualités d’adaptation et d’appréhender les différents aspects du métier (mais aussi différentes équipes, fonctionnement des établissements..) »

attention : ce plan est issu de mon travail personnel, ce sont mes mots, ne pas les remettre tels quels svp ! je donne ici un exemple, je veux vous rendre service, mais pensez bien à ne pas faire comme vos élèves en copiant/collant des phrases trouvées sur un blog! je compte sur votre bonne conscience

4. Retour sur un aspect de ma formation initiale avec première expérience dans la collectivité territoriale

  • J’avais eu en charge la gestion d’un partenariat pour la mutualisation de données sur le territoire
  • = intention pédagogique première de celui qui transmet les informations + collaboration en équipe et échanger des informations entre professionnels mais aussi adaptation du discours en fonction du public (poss. Ouvrir vers mission du prof : communiquer et collaborer avec les parents d’élèves, l’équipe pédagogique et éducative…)
  • Lien direct avec le rôle de PP si vous êtes concernés. Ou encore l’évaluation des compétences élèves, les TPE….

5. Mon parcours est complété par des lectures scientifiques et par une préparation interne par formiris.

  • Parler de l’importance de l’enseignant à se former lui aussi tout au long de sa carrière pour rester au fait des évolutions des disciplines qu’il enseigne tant sur les aspects scientifiques que didactiques et pédagogiques d’ailleurs.
  • Donner des exemples de formation que vous avez reçus ou que vous aimeriez recevoir de manière plus spécifique (TICE, prise en compte de la diversité des élèves (DYS, intelligences multiples..)…)
  • Si vous êtes géographe montrez que vous aimez aussi le « terrain » et donc que vous allez le faire connaitre à vos élèves lors de sorties pédagogiques (exemple de sortie de vous avez mises en place ou accompagnées …)

Petite conclusion rapide de deux trois lignes sur l’intérêt de votre candidature à ce concours !

Exemple de grille pour organiser votre exposé au regard du rapport du jury (doc. formiris, Puges.)

Titre du sujet

 

Enseigner……..

 

Le thème …… est intégré au ……… dans le programme de …….. en classe de …

Liens avec d’autres séquences dans l’année

Vu en cycle 3…….. puis en lycée….. ou en collège …….

Place dans la programmation……. L’enjeu de cette séquence c’est ……………..

Question 1 :

amène le candidat à :

– formuler une problématique.

– dégager des objectifs pour le sujet proposé au regard des instructions officielles et de l’état des connaissances scientifiques.

Le candidat doit profiter de ce temps pour rappeler les enjeux scientifiques et didactiques de la question : en répondant à cette première question.

le candidat doit être capable d’exprimer ce qu’il veut faire comprendre à ses élèves de la question étudiée.

Quels sont les enjeux scientifiques ?

Les objectifs scientifiques

La problématique scientifique

 

Les objectifs du B.O.

Titre séquence

Problématique didactique

Qu’est-ce que je veux faire comprendre à mes élèves ?

Question 2

– concerne la confrontation des démarches proposées par les extraits des manuels, au regard des instructions officielles mais aussi de l’état des connaissances scientifiques, de la problématique et des objectifs du candidat.

– Une étude strictement analytique des extraits de manuels est rarement pertinente, le candidat doit se montrer capable de confronter de façon synthétique les démarches proposées.

Une analyse plus précise de l’un ou l’autre des documents proposés par les manuels peut venir en appui à sa démonstration.

L’objectif est :de montrer et d’expliquer les choix et les démarches privilégiées par les auteurs, de vérifier la conformité aux programmes des propositions des auteurs, de souligner les points forts et les faiblesses du projet pédagogique proposé dans chacun des extraits…

Le jury n’exige pas une comparaison linéaire des documents, reposant notamment sur la nature des documents, mais une réelle

comparaison des démarches proposées.

Et une lecture critique et méthodique des extraits de deux manuels.

Conformité des manuels au contenu scientifique et du programme d’enseignement

 

 

 

Confrontation des démarches

 

Voir :

Présentation générale : aérée ou pas ou peu….

 

Types de documents proposés

 

Les questions sont-elles pour susciter la curiosité des élèves ….

 

 

Etc….

 

 

Question 3 :porte :

1)     sur la proposition d’un découpage en séances du sujet proposé,

le jury demande légitimement du candidat,

– une proposition de découpage de la séquence en séances,

– l’explicitation assez fine d’une partie du projet pédagogique, d’une séance par exemple, qui s’appuierait sur l’utilisation d’un des documents – au moins – fournis dans le dossier.

Le candidat peut également choisir un document pour montrer ce qu’il est en mesure d’en faire avec les élèves.

Le jury souhaite inciter les candidats à ne pas se contenter de titres de séances mais de tenter de proposer un scénario pédagogique en mobilisant par exemple un ou deux documents parmi ceux présents dans le dossier fourni aux candidats.

2)     sur l’analyse de la production liée à la classe,

– les élèves sont peu présents dans les propositions de séances ou séquences.

la pratique du cours dialogué est quasi-exclusive : le professeur est omniprésent, il est l’acteur principal de la leçon.

Or, il convient de présenter ce qui est demandé aux élèves, ce que le professeur attend d’eux, les tâches élaborées à leur attention.

Il est indispensable de ne pas se contenter d’un cours dialogué mais de mobiliser des situations d’apprentissage variées.

le candidat ne peut échapper à la notion de progression des apprentissages.

3)     Sur la proposition d’une évaluation de la part du candidat.

Les évaluations proposées par les candidats restent :- souvent très classiques,

– essentiellement sommatives, construites sur le format des épreuves d’examen, DNB ou Baccalauréat.

Elles reflètent un manque de réflexion sur la diversité des pratiques d’évaluation et leurs finalités.

Le jury invite les candidats à bâtir des évaluations plus variées, qui prennent en compte les compétences évaluées aux examens plutôt que conçues comme des calques de l’examen lui-même.

L’analyse du document lié aux pratiques de classe n’est guère plus satisfaisant : le jury doit souvent se contenter d’un commentaire rapide et très général, quand l’analyse n’est pas oubliée ou sacrifiée faute de temps.

Ma proposition de découpage serait :

B.O. / titre et horaire

Difficultés éventuelles rencontrées par le prof (temps, etc….)

Voici mes deux (trois) séances et l’évaluation :

S1 : titre

S2 : titre

S3 éventuellement : titre

J’apporterai des compléments d’informations, phase de récit etc ….

Je construis la trace écrite au fur et à mesure

 

Mon projet pédagogique est la séance…. En m’appuyant sur le doucment…. Du manuel …..

ou

Mon projet pédagogique s’appuie sur un ou deux documents du manuel …. Je justifie mon choix…..

 

Je réponds à la demande du B.O. ……..

 

Je veux que mes élèves comprennent….

 

Aussi je les mets en activité à ce sujet. Je leur rappelle la fiche d’objectifs…..

 

Ma mise en activité se déroule sur …. Minutes en deux, trois temps …..

 

Voici mes questions :

1)

2) …..

 

 

 

 

Concernant ma proposition dévaluation :

Durée, rappel des objectifs de la fiche, lien possible ave socle commun, brevet, bac, bac professionnel, CAP

Je tiens compte du B.O.

Je montre au jury mon évaluation détaillée avec questions et barème

 

Je justifie le choix des documents pris dans les manuels du sujet

 

 

Je finis avec analyse de pratiques :

 

Voir originalité à conserver

 

Si c’est le bon programme

 

Si le programme actuel est respecté

 

Qu’a voulu faire passer le prof

……

Quelle(s) posture(s) pour l’oral du CAPES/CAFEP?

 

Quelques conseils avisés, certains à prendre, d’autres peut-être à laisser? L’entretien

Avant le tirage au sort de la veille du premier oral, plus la peine de s’embrouiller la tête. Il faut juste attendre de savoir pour vous positionner de manière optimale.

Le tirage au sort s’effectue le matin de la veille du premier oral, aussi il vous reste une journée soit pour vous détendre si vous êtes en confiance, soit pour vous offrir encore quelques cadrages de dernières minutes.

Vous préparer à l’entretien:

  • Acheter un tube d’homéopathie : passiflora composé, moins de 2 euros, qui vous permettra de vous apporter un peu de calme dans la tempête cérébrale et émotionnelle de l’attente de l’oral.
  • Trouver une tenue dans laquelle vous vous sentez chic et sobre, mais aussi bien à l’aise. (la préparer la veille afin de ne pas s’apercevoir le matin de l’épreuve que la tenue a une tache, est froissée…)

Messieurs:

Pas la peine de sortir le costume trois pièces, vous ne souhaitez par rentrer au Conseil de l’Europe, vous devez être corrects et propres sans trop en faire non plus… un prof doit montrer l’exemple face à ses élèves mais aussi établir un rapport de confiance et un costume trop sévère envoie aussi l’image de quelqu’un qui met à distance et n’est en fait pas très à l’aise… Donc, comme c’est l’été ou presque et que la pression fait monter le rouge aux joues, opter pour une simple chemise bien repassée dans des tons clairs et un chino bien coupé allant du marron au beige en passant par le bleu-gris. J’ai vu tellement d’hommes en costume transpirant et honnêtement ça dénotait vraiment un manque de confiance. Chaussures en cuir ou en daim obligatoires. Les hommes du jury portent une chemise pour la plupart, quelques uns l’accompagnent d’une veste, d’autres sont en polo simple. Trouvez le juste milieu, pensez aussi à adapter l’ensemble à votre morphologie. A l’oral du CAER, lors de la réunion générale la veille du passage, le président du concours, Olivier Pétré-Grenouilleau, a du rappeler qu’il était intolérable qu’un candidat se présente en bermuda à l’épreuve. Cela tombe sous le sens, mais pas tant que ça apparemment ! Aussi, n’oubliez pas d’enlever votre veste si vous en portez une durant le temps de préparation afin d’être à l’aise et d’être plus au frais. J’ai vu beaucoup de candidats en plein coup de chaud durant les 4 heures dans la salle de préparation…

Mesdames :

Tellement de possibilités ! Par contre pas de jeans (certains membres du jury détestent ça et regardent d’entrée si le candidat en porte un !!), sauf le noir sobre ou bleu marine foncé bien coupé si vous portez une chemise cintrée et petite ceinture, accompagné de chaussures élégantes (ballerines, chaussures en cuir petits talons). Vous n’êtes pas obligées de vous déguiser en secrétaire de direction ou en directrice du management (le tailleur jupe est un peu dépassé, non ?) préférez montrer que vous êtes une jeune femme moderne, élégante et bien dans votre peau. Vous pouvez mettre une robe ou une jupe, mais restez sobre, longueur genoux, pas de coloris trop agressifs ni de décors à la Desigual, ne montrez rien qui pourrait être moqué par des ados par exemple. Moi j’avais choisi un pantalon à pinces bien ajusté en toile légère bleu marine, un top en coton écru et une veste bleu marine en coton cintrée, des ballerines en cuir (il faisait 36°c toute la journée, du coup avoir les bras à l’air pendant la préparation est un vrai luxe et contourne le souci des traces de transpiration lors du passage devant le jury !) Ayez les cheveux propres du matin, plutôt attachés en chignon lâche ou tressés (c’est plus pratique et en plus ça montre que vous arrivez à prendre le temps de prendre soin de vous même dans le stress !).

Votre posture face au jury

  • se tenir droit, épaules relâchées, cou bien dégagé (comme si vous étiez un(e) danseur (se)), montrer que vous savez faire semblant d’être à l’aise !
  • ne pas tenir le bureau, ne pas s’appuyer sur le tableau derrière vous, restez droit et bien campé sur vos jambes, soyez mobile et non figé.
  • Votre regard est très important : pas de regard fuyant, même si vous ne savez pas répondre, posez votre regard dans celui d’un des membres du jury qui vous interroge, lors de votre leçon passez de l’un à l’autre afin de montrer que vous avez conscience de la nécessité d’être présent à tous vos interlocuteurs sans même délaisser celui qui vous revient le moins (le méchant du coin qui fait semblant de faire autre chose et de trouver nul ce que vous êtes en train de raconter !! C’est un test, il sent bien quand votre attention se porte sur lui, il n’a pas besoin de lever les yeux pour le voir (comme vous devant vos élèves en fait !!)). Le jury juge le fait que vous arriviez à vous soucier de chacun dans votre classe même lorsque vous êtes absorbés par votre récit …
  • Lorsque vous n’arrivez pas à répondre à une question : ne jouez pas sur la posture parfois paternaliste de certains membres du jury. Ils veulent voir en face d’eux un prof qui ne se laissera pas démonter par un manque de connaissance. Soyez honnête « je vous prie de m’excuser mais je ne peux pas répondre à cette question », ou ouvert à l’auto-critique « il apparaît en effet que je n’ai pas cherché d’informations sur ce sujet précis en amont », ou encore stratège « pour cet aspect précis je ne peux pas vous répondre par contre ça me renvoie tout de suite à l’idée que … » et vous emmenez votre jury ailleurs.
  • Attention : varier les postures est essentiel : il faut donc montrer que vous êtes ouvert aux questions du jury (donc pas de mimiques désolées, dépitées ou énervées à votre encontre ou la leur si vous sentez que vous répondez à côté), que vous êtes conscient de vos possibilités comme de vos méconnaissances de manière positive, que vous êtes un futur prof rigoureux (pas de blagues !) mais à l’aise dans vos pompes quand vous ne savez pas répondre comme quand vous transmettez vos connaissances (puisqu’en classe il y a toujours des choses auxquelles on ne peut pas apporter de réponse immédiate à l’élève, il faut contourner judicieusement « je ne suis pas spécialiste de cette question mais c’est intéressant, pourquoi n’apporterais-tu pas la réponse à toute la classe au prochain cours ? »), et puis la posture d’accompagnement (par exemple lorsque vous faites une transposition didactique il faut bien veiller à montrer à votre jury la posture que vous allez tenir durant la mise en activité des élèves et l’expliquer : là les élèves sont en autonomie durant 15 minutes en groupes de 3, je passe dans les rangs et j’accompagne les élèves qui sont en demande non pas en donnant la réponse mais peut-être en leur faisant reformuler eux-mêmes la consigne ou la question…)… bref, ayez à cœur de montrer que vous êtes réactifs et que vous gérez votre stress.
  • Surtout, à la fin, ne dites pas « à l’année prochaine » ou encore « bon courage »… mais plutôt « je vous remercie, bonne journée à tous ». C’est bête à dire mais sur le moment on a les oreilles qui bourdonnent et on souhaite juste partir très très vite de cette salle de tribunal, aussi il y a une possibilité de dire n’importe quoi… un candidat l’année passée à Chalon m’a dit qu’il avait dit « je suis désolé, à l’année prochaine » au jury en sortant, du coup il a reçu de la pitié de leur part « mais non, ne dites pas ça, accrochez-vous.. ». Il n’a pas été reçu. Donc pas d’à priori non plus sur que vous renvoie le jury. Pour ma part je pense que mon inquisiteur en MSP a été très étonné que je ne me mette pas à pleurer après 3 questions d’historiographie auxquelles je n’ai pas su répondre (« non, désolé, je ne connais pas monsieur untel… » dans le style, aïe) et qu’à la 4e question j’arrive à répondre sans ciller à sa question test « pouvez-vous me donner une définition de la couleur ? »… Le fait de rester droite dans mes bottes en esquissant un micro sourire lui montrant que j’avais conscience de la gravité de n’avoir pas répondu aux questions précédentes mais que je voulais quand même toujours me battre pour répondre à sa question même hors champ lui a plu. J’ai capté son micro-sourire en retour !

SURTOUT AYEZ CONFIANCE, RESPIREZ, RELATIVISEZ (vous savez beaucoup de choses, c’est juste pas de chance si on ne vous permets pas de les sortir à cause du sujet que vous avez tiré… c’est ça aussi un concours, un déroulé d’évènements aléatoires …)

Exemples de questions en vrac qu’on peut vous poser à l’oral du CAER (concours interne privé) d’Histoire-géographie

Temps Oral : 15 minutes votre exposé + 15 minutes questions sur l’exposé + 10 minutes questions d’histoire (souvent reliées au niveau de classe du sujet donné)+ EMC + questions Agir en fonctionnaire d’Etat + possibilité « 5 minutes pour présenter votre parcours »

Questions en vrac : passages blancs devant un jury d’anciens membres du concours (formation/préparation aux oraux de juin 2015)

  • Qui est mort un 21 janvier : Louis XVI – Lénine
  •  Origine du mot tsar ?
  • Quelles personnes à un conseil de discipline ? qu’est-ce qu’un CA ? quelles instances au sein d’un Lycée, d’un collège ?
  • quand exclure un élève ?
  • Qu’est-ce que le DD ?
  • Définir Mondialisation, gouvernance
  • Ville globale ou ville mondiale ?
  • qu’est-ce qu’une étude de cas ?
  • quelles échelles ?
  • définir et différencier carte/croquis/schéma
  • quel est le lien dans le programme d’histoire ?
  • quel est le programme d’ECJS en Seconde ?
  • en quoi consistent les épreuves du bac ?

Questions oral Sujet : « un territoire sous influence urbaine » (3e)

  • Quel est l’intitulé précis de vos séances ?
  • Qu’est-ce qu’une étude de cas ?
  • pourquoi des études de cas au collège alors qu’avant il n’y en avait pas ?
  • définition étalement urbain
  • quel utiliseriez-vous pour faire saisir la notion aux élèves?
  • quelles questions vous leurs poseriez ?
  • sur quel site on pourrait leur montrer ?
  • Quel schéma de l’aire urbaine choisissez-vous ?
  • C’est quoi une séance ? une séquence ?
  • Quelle est votre évaluation ?
  • Quels pb dégagent le texte scientifique ?
  • Quel est le programme d’histoire en 3ème ?
  • En combien de parties est-il organisé ?
  • Combien y-a-il d’heures d’histoire sur une année ?
  • Qu’est-ce qu’une programmation ?
  • C’est quoi la guerre froide ?
  • Connaissez-vous des historiant traitant des thèmes du programme d’histoire ?
  • Des noms de géographes ?
  • Un spécialiste de géopolitique ?
  • Quels liens avec le programme d’éducation civique ?
  • Comment organiser une sortie ?

Oral 2 sur le même thème

  • comment réaliser au tableau le croquis de l’aire urbaine dont vous parlez pour les élèves?
  • mot clé dans la nouvelle géographie « Habiter », un concept ? quels auteurs?
  • quelle définition à vos élèves ?
  • c’est quoi alors « occuper » et « pratiquer » ?
  • est-ce « habiter » un espace que de l’occuper en permanence ?
  • « Habiter » concept ou notion ?
  • c’est quoi un concept ?
  • c’est quoi une notion ?
  • en Histoire ? concept de guerre, révolution, démocratie, laïcité
  • définition laïcité ?
  • dynamique c’est quoi ?
  • vous avez dit plusieurs fois « réponse construite » : c’est quoi ? exemple de phrase qui serait dans le cahier ?
  • loi régions actuelles ?
  • la France a-t-elle toujours une République ?
  • c’est quoi un dauphin ?
  • comment on-est arrivé au territoire français avant Louis XIV ?
  • Date des républiques ?
  • qu’est-ce que la République ?
  • quels symboles ?
  • fête nationale ?
  • Panthéon, un symbole?

Oral d’une historienne :

  • Ville globale/ville mondiale ?
  • Quels sites ressources pour faire vos cours?
  • République suppose-t-elle toujours la démocratie?
  • Historiens de la 3ème République ?
  • Citez des historiens contemporains ?
  • Des Géographes ?
  • Laïcité ?
  • Signification des couleurs du drapeau français ?
  • Comment j’intègre cette symbolique républicaine ?
  • Comment on vote en France ?
  • Quelle année le vote à 18 ans ? sous quel président ?

Oral géo : dynamiques de mondialisation/ mondialisation en fonctionnement

  • Comment allez-vous vous y prendre pour faire construire le schéma à partir du tableau ?
  • quelle forme le schéma ?
  • quel problème pose le doc ? (il donne la réponse !!! donc il ne fallait pas l’utiliser !)
  • Mondialisation ?
  • Depuis quand ?
  • Le b.O recommande l’étude de cas : quelle place en Tale ?
  • Epreuves du bac ?
  • Réseaux ?
  • TPE ? fonctionnement ?
  • TPE pour les séries technologiques ?
  • c’est quoi les épreuves anticipées au bac ?
  • Lien du sujet avec le programme Tale ?
  • la gouvernance mondiale?
  • ECJS programme ? Est-il noté ?
  • HIDA au lycée ?
  • HIDA épreuves en 3ème ?
  • Ça existe à l’école primaire ?
  • Quelle différence entre notion et concept ?
  • Définir « Dynamique » ? Solde naturel ?
  • Quels sont les grands pays intégrés à la mondialisation à l’heure actuelle ?
  • Voc. que mettre à la place de Triade?
  • OMC ? GATT ? naissance ?
  • L’organisation d’un conseil de classe ?
  • Est-ce la compétence du PP l’orientation ?
  • Quel chemin pour l’élève qui cherche des infos sur son orientation ?

Oral histoire : la 1ère GM

  • choisissez un doc du manuel et proposez une question
  • quels pays concernés par des alliances ?
  • Génocide arménien, pourquoi le 24 avril retenu comme date mémoire
  • 2015 : quelle commémorations?
  • différence : armistice/capitulation/traité de paix?
  • lien entre mémoire et histoire ?
  • grands historiens de la 1ère guerre mondiale ?
  • Plusieurs courants historiographie française pour la 1ère GM ?
  • Régions touchées par le conflit mondial ?
  • Service militaire ?
  • Organiser un voyage scolaire à Verdun ?

 Oral histoire 3ème Guerre mondiale

  • De quoi se compose l’épreuve du nouveau brevet ?
  • Quels auteurs vous pouvez travailler avec le prof de français ? dans les livres de français ?
  • Lien en HIDA ?
  • Pourquoi l’HIDA?
  • Quels profs solliciter pour étudier Otto Dix ?
  • La révolution ?
  • Origine de St Petersbourg ?
  • Bolchévick ? Soviet ?
  • Nom de groupement en Allemagne ?
  • Quels thèmes en géographie ?
  • définir Habiter ?
  • Programme d’éducation civique en 3e?
  • Définir « principe » ?
  • Laïcité ?
  • a quoi correspond la date de 1598 ?
  • Quand y a-t-il un Conseil de discipline ? :
  • Incivilité ou incivisme ?

Oral géo : la pauvreté, 5ème

  • Les critères de la pauvreté dans l’évaluation ?
  • Quel barème ?
  • Remédiation possible ?
  • c’est quoi une bonne classe ? Comment le justifier?
  • comment nomme-t-on les pays pauvres ? quels sont les + pauvres?
  • le Mali en histoire est-il travaillé de la 6e à la Tale?
  • quelle importance du thème Regards sur l’Afrique ?
  • reconnaissance /commémoration : 10 mai? Renouvellement de la réflexion historiographie?
  • Inauguration du premier musée au monde qui témoigne de l’esclavage?
  • Développement durable : dates ?
  • Prérequis ?Préacquis ? Vademecum ?
  • a quoi correspond le Cycle 3 ?

Oral) 6ème Habiter les littoraux

  • Qu’est ce que je veux faire passer aux élèves sur la baie de Houston ?
  • Terre-plein ou polders ?
  • Progression/programmation ?
  • Est-ce que je suis obligée de placer le thème en début d’année ?
  • Est-ce que ça serait justifié que je le place en premier ?
  • Exemple d’une ville au bord de la mer mais pas raccordée ?
  • En France : exemple d’unlittoral mis en valeur qu’il a fallu assainir ?
  • Qu’est-ce que je mets dans mon croquis ? dans la légende ? pourquoi ces couleurs ?
  • Analyse de pratique : que veut montrer le professeur ?
  • A partir de quel document ce croquis a-t-il été fait ?

Oral histoire : Judaïsme , 6e

  • Rappel problématique ?
  • contexte historique d’apparition du judaïsme ?
  • le fait religieux: la démarche historique est pleine d’exemples comme ça ?
  • Définir: Dogme et rite ? des exemples?
  • Josias, Abraham : est-ce qu’il faut en parler dans les débuts du judaïsme ?
  • Judaïsme renvoie à un autre nom : Juif. A partir de quel moment ?

Oral : Habiter la ville, 6e

  • Habiter ?
  • Ça signifie avoir une adresse à un endroit ?
  • Est-ce que vivre c’est la même chose qu’ Habiter ? donc Barcelone il aurait fallu comment habite-on Barcelone ?
  • Qui habite les tours du cbd ?
  • Pourquoi les gens sont partis du centre-ville ?
  • Vos séances : pourquoi Chicago à la place de Barcelone ?
  • 1h pour la séance et le croquis ?
  • est-ce que le croquis élève vous convient ?
  • Quelle différence entre immeuble haut et gratte-ciel ?
  • qu’est-ce que l’école de Chicago ?
  • prohibition ?
  • qu’est-ce qui se passait dans les années 30 ?
  • quelle est la politique d’aménagement de l’espace pour relancer l’économie de Roosevelt ?
  • Voies de communication : quelles directions depuis Chicago ?
  • Pb sur la photo ? (c’est un photo-montage).
  • Sur quel doc vous vous basez pour faire Habiter Chicago en dehors du croquis ?
  • Comment vous les faites travailler ?
  • C’est quoi la géographie pour vous ?
  • Peut-on faire de l’HIDA en Géographie ?
  • Habiter la ville dans l’Antiquité : sur quoi travailler ? les différents espaces ?
  • Lien EMC?
  • C’est quoi le règlement intérieur ?
  • Quels en sont les grands chapitres ?
  • proposer une pbmatique scientifique
  • un défaut à ce doc.2 ? une modélisation mais il n’y a pas d’échelles
  • pourquoi l’étude de cas en 6ème ?
  • quel est l’intérêt d’utiliser le CDI ?
  • en amont vous faîtes quoi comme recherche personnelle avant la séance ?
  • le documentaliste peut-il aider des élèves DYS ?
  • Comme le prof peut prendre en compte ça ? notation, évaluation
  • Différents types d’évaluation  ?
  • une homme de la Renaissance ? :
  • crise religieuse ?
  • la réforme ?
  • quelle traduction artistique de la contre-réforme ?
  • quelle congrégation part dans le monde ?
  • c’est quoi une congrégation ?qu’est-ce que la patrie ? démocratie ?
  • le Programme d’histoire en 5 ?
  • quand travaille-t-on sur La ville en 5e?
  • qu’est-ce que la mémoire d’histoire ?
  • quelles sont les valeurs républicaines incontournables que vous voulez faire passer à vos élèves?
  • Laïcité : un élève réagit avec provocation à votre cours : comment vous réagissez ? (je lui explique qu’il se met en situation de « hors la loi » vis à vis de la constitution française, ça le cadre et ouvre le parapluie vis à vis des parents ou qui que ce soit !Il faut le rapprocher au règlement intérieur : relecture en classe, c’est la mini-constitution de l’établissement : établissement de droits et de devoirs qui gèrent le fonctionnement de l’établissement scolaire et donc des élèves qui y suivent les cours. Donc refaire un point « Loi-droit-devoir »)

Bon courage à tous!

Préparer l’oral du CAER: Saint-Nazaire nous voilà!

Bravo, vous êtes admissible!

Et pourtant, « il faut transformer l’essai » comme j’ai entendu l’année passée… Le boulot est d’une autre nature, votre mission consiste désormais à devenir un véritable « robot apprenant », tous les détails de votre programme n’auront plus de secret pour vous… Attention: avant de vous énerver ou d’être dépité à la lecture de la liste des éléments à connaitre qui va suivre, sachez que tout ce que vous allez apprendre sera réinvesti directement l’année suivante. Lorsque vous aurez le sésame. Lorsque vous découvrirez que c’est l’année prochaine qui s’avère être la pire!! Bref, je ne vais pas vous décourager, au contraire, fighting!!!!

Connaître, et ce sans hésitation :

  • Le programme de toutes vos disciplines (H, G, EMC, ECJS) de la 6e à la Terminale, dont lycée technologique.
  • le tableau des capacités et méthodes au lycée
  • les compétences au collège (surtout la taxonomie de bloom pour formuler correctement les questions en commençant par les verbes d’action en fonction de la réponse que vous attendez: analyser, rechercher, montrer, citer…. car vous allez proposer une séance détaillée à votre jury et ce que dernier attend c’est de voir les questions que vous  construisez vous-même en vous détachant du manuel…(vaut pour le lycée donc aussi)
  • les définitions des notions et des concepts
 avec exactitude
  • les repères dates, lieux, personnages, évènements incontournables de notre programme
  • les bases de l’historiographie, épistémologie en géo
  • la nature des examens (bac toutes séries et nouveau DNB, HIDA), les BO définissant ces épreuves
  • les modalités de:
    • HIDA
    • 
l’étude de cas en géographie (donc démarche inductive)
    • Socle commun et évaluation par compétences
    • l’AP et les EPI au collège à la rentrée 2016.
  • les textes se rapportant à:
    • la réforme du lycée
, du collège
    • L’introduction de nouveaux enseignements
    • L’introduction de nouveaux dispositifs
    • les obligations, les usages, organiser une sortie par exemple…
  • Les compétences professionnelles (dernier B.O)

En plus de connaître (par coeur, l’angoisse!!) tout ce tralala, vous devez bien sur être en mesure, grâce à votre expérience actuelle et passée, de répondre correctement voire de maitriser:

  • le système éducatif en France… (culture institutionnelle)
  • pédagogie différenciée (lien compétence: diversité), pédagogie inversée….
  • connaissance de l’actualité de l’éducation nationale, ou d’une question précise relative à des thématiques de nos disciplines
  • savoir avec quelle matière faire de l’interdisciplinarité: exemple risques en géographie lien avec SVT, l’Odyssée en 6e lien avec français, …(donc bien pour réforme et EPI)
  • pratique des TICE et comment faire pratiquer aux élèves
  • connaitre les différents types d’évaluations (diagnostique, formative, sommative…)
  • savoir lire un graphique correctement (ils peuvent être vache sur ce genre de point…) et connaître les indicateurs types

A suivre…

Qui a peur de réussir le concours?

Lorsqu’on est maitre auxiliaire, bien sur qu’on rêve du statut donc de la paye, de la place respectée par ses paires (donc de ne pas être l’imposteur, variante : le sous-prof, l’étudiant, le candidat au capes, l’ambigu, le paresseux, le prof de seconde zone, le mendiant,…), mais aussi du poste, de la reconnaissance personnelle – de sa famille, de son administration, de ses anciens collègues… Bref, on râle fort (mais entre « nous » !) sur cette condition précaire et odieuse : « comment ça payé le smic, soit environ 2 fois moins que les profs du même âge alors que j’ai les diplômes et des expériences « ex-vitro » autres que celle de la vie d’un établissement scolaire depuis ma sortie honorée du bac ? », ou encore « mais on fait le même boulot », et d’ailleurs voire plus encore car on a la peur aux trousses de ne pas se voir renouvelé aux prochaines vacances ou d’avoir une mauvaise image/publicité auprès de futurs établissements recruteurs ? »…

Car quand on est maitre aux, ou maitre délégué, ou remplaçant longue durée, ou ce que vous voulez comme statut mais prof en charge de classes sur un temps complet mais sans CDI donc, et bien, on a peur. Soit, on fait un maximum d’heures, on remplace, on est solidaire de ceux qui sont en congé maladie (justifié, et de plein droit, pas d’ironie ici) , et nous justement on ose à peine faire sauter une heure de cours alors qu’on a passé une nuit malade entre gastro et réveils d’enfants….

Oui, la peur.

La peur de ne pas être à la hauteur.

  • A la hauteur des attentes des élèves (car n’oublions pas, nous n’avons pas le concours donc nous ne sommes pas vraiment de vrais profs), le doute est profondément ancré que ces mêmes élèves lisent cette grande affaire sur notre tête et vont nous le faire payer à un moment… ,
  • à la hauteur du niveau des collègues (mais putain de bon sang, ce boulot est tellement difficile que le concours de prof doit être tel que celui de l’ENA pour justifier de compétences réelles à enseigner et cela dans l’observation parfaite du dogme réglementaire du B.O),
  • l’appréhension du regard de l’administration qui elle le sait, qu’on est pas certifié. Et donc on se défend d’excuses et de propositions à tout faire pour remédier à ce défaut originel qui peut nous faire sauter à tout instant de manière finalement indirecte.

On a peur aussi, de passer le concours pour une toute autre chose, mais qui fournit la plus belle, égocentrique et justifiée des raisons : la peur de perdre sa liberté.

Cette liberté est rêvée, idéalisée, mais vécue puisqu’on est seul maitre à bord : si tu es bon – tu restes, si tu te plantes – tu changes de job ou encore : « je vais un peu là et après je pense dire oui à tel bahut qui m’a contactée ! ». Cette liberté, avec le concours on a bien le sentiment qu’elle s’envole.

Ensuite on sent qu’on est coincé pour toujours (agent de l’ETAT quoi !, mais libre en pratique (patron dans ma classe ?) ! Perdre sa liberté se fait d’abord intensément sur un temps court : passer le concours c’est jongler entre ces classes et les livres et définitions à s’envoyer par cœur, une année terrible, voire plusieurs pour les plus malheureux qui restent bloqués à l’une ou l’autre des étapes débiles de formatage de pensée pour l’écrit ou de justification de connaissances à un jury pour l’oral,

Lorsque le sésame est arraché alors s’avance la plus périlleuse des situations : se trouver avec une foule de personnes à nos trousses pour nous distiller conseils et critiques pour nous faire progresser dans « notre pratique » ….et là…. tu le sais que tu avais raison. Tu n’es plus libre justement dans cette pratique. Enfin, si tout va bien pour une année scolaire encore… après, tu seras validé (ou pas si l’inspecteur a le bon sens de te licencier direct pour non conformité de profil psy avec l’emploi (et pas le boulot de terrain, hein ?).

Puis c’est le temps long qui s’avance : les inspections, la carrière, l’avis de tes élèves, leurs parents, les collègues, souvent un peu emprunt d’une goutte de manichéisme : « c’est un bon prof/ c’est un prof à chier ».

De maitre déléguée enthousiaste, j’ai l’impression d’être désormais une prof certifiée stagiaire aigrie, et paranoïaque de surcroit. C’est pas facile d’avoir des visites de tuteurs (terrain, isfec ou espe), inspection à venir…on nous parle de « conseils » je prends, je déconstruis, j’interroge et je reconstruis, mais j’entends aussi formatage et délestage de ce qui faisait de nous les jeunes profs enjoués et spontanés et permettait d’établir une relation de confiance avec les élèves et d’en capter un maximum dans un objectif de progression.

Il y a un réel décalage entre la formation des professeurs stagiaires et la réalité du terrain. Certains formateurs, profs avertis, le savent et sont les meilleures perches à saisir, mais la majorité ne semblent pas avoir interrogés justement l’objectif de leurs enseignements à la lumière de leur pratique réelle et vendent des mots et surtout pas du rêve. « Les profs râlent tous le temps ». Tu « m’estonnes » ! Je ne parle pas de réenchanter la société pédagogique éducative mais si au moins on pouvait accorder un peu de confiance, d’autonomie et de dynamisme dès le départ aux stagiaires et bien déjà on aurait gagné quelques effets positifs marquants en début de leur carrière et des points vitaux sur lesquels il sera dès lors possible de revenir lorsque les doutes se pointeront, car il y en aura.

Le besoin égoïste que j’ai ce soir de faire part de ma déception (pour ce qui est de la formation, et non pas de mon boulot de prof quand je ne suis pas « visitée ») est finalement nécessaire à cette « déconstruction » qui est utile pour mieux me saisir des outils du « bon prof ». Et ce pendant les vacances scolaires, afin de revenir fraiche et pimpante ce lundi , en démontrant des qualités d’ouverture, de disponibilité et de flexibilité sans faille pour accueillir mes élèves comme les critiques de mes « maîtres à enseigner ». !!!!

A méditer. Encore.

CAER: exemple de plan pour l’écrit du dossier en histoire/géo

– Présentation du parcours professionnel –

(partie « CV », 2 pages)

– Exemple d’une expérience pédagogique –

(écrit pro, 6 pages)

PARTIE I. Présentation de la séquence : Titre

  1. Place de la séquence dans la progression
  2. Problématique de la séquence
  3. . Objectifs de la séquence

Le BOEN n°.. du …… définit le programme d’histoire de …. A la fin du thème …, les élèves devront être en mesure d’expliquer ……..de justifier ………. . Pour notre séquence, les élèves doivent être capables de décrire et expliquer ………. à partir de l’étude …………

Au-delà de l’utilisation de capacités qu’ils ont déjà acquises, les élèves devront développer une attitude réflexive en étant capables ……..

PARTIE II. Déroulement de la séquence

1) Démarche méthodologique

2) Enseignement de la séquence en … séances et une heure d’évaluation…

Séance 1 : une heure, Séance 2 : une heure, ….

PARTIE III. Retour d’expérience et analyse de la situation professionnelle

1) Évaluation de la production des élèves

2) Impact  auprès des élèves

3) Adaptation aux niveaux différents

Avant-goût: réaliser le dossier de RAEP du CAER en Histoire-Géographie.

Lorsque je me suis inscrite sur ce sympathique et attrayant site du SIAC 2 pour le CAER en histoire-géo, j’étais loin d’imaginer à quel point les heures passées à écrire mon dossier allaient être longues…! Parce que sur le papier « réaliser un dossier écrit de 8 pages » ne m’apparaissait pas en soi si complexe au regard de l’expérience, des années d’études, et face aux fameuses questions du programme pour le concours externe en comparaison…

Et pourtant, avant de rentrer dans les clous et de s’assurer qu’on maitrise un certain protocole accompagné de son vocabulaire didactique d’usage, et bien la route est finalement longue. Mais enrichissante cependant, car c’est lors de cette année de stage avec la grande inspection de validation que je vais pouvoir me ressaisir scrupuleusement de toutes ces informations.

Déjà rien qu’à ce moment de l’inscription, malgré mes 4 ans d’expérience et un peu plus, et bien je ne pouvais pas encore vraiment expliquer ce qu’était ce mot, cette notion essentielle: la didactique. (Je vais revenir là-dessus plus tard!)

Alors…

la 1ère étape: 3 ans d’ancienneté?

S’assurer que l’on a bien 3 ans d’expérience! (parce que j’ai dans mon entourage un exemple d’une lauréate du concours recalée ensuite car il lui manquait un semestre…). Bon, alors tout de suite, afin de se rassurer, il faut appeler le rectorat…hum… (« hum » = technique de la langue de bois pour prof. stagiaire tout neuf qui a encore en tête la théorie des devoirs de l’enseignant et notamment celui qui consiste à ne pas dénigrer le système et donc son employeur par peur de sentences … Ceux qui connaissent me comprendront). Une fois la personne en charge des concours du privé contactée, vous êtes reliés à la personne qui vous suit en fonction de votre établissement d’origine. Elle vous propose de vous transmettre un Etat des services (ou relevé de carrières?), ce qui vous permettra (ou pas d’ailleurs) de faire état de votre ancienneté. Je précise que les modalités de calcul ne sont pas si simples. D’ailleurs ce que vous recherchez vous c’est un avis expert qui attestera clairement de cette ancienneté! Bien heureusement, une personne très compétente du rectorat a pris le temps lors de la remise des papiers de vérifier devant moi que tout était ok. Merci encore madame d’avoir enlevé de mon cerveau saturé cette petite (mais centrale) question en suspension durant les longs mois de cette « aventure » !

La 2de étape: S’inscrire au plus vite à une formation (en septembre déjà).

Pour les établissement privés, elle est proposée par Formiris, sous réserve de l’accord de votre chef d’établissement. Elle vous permet de rencontrer d’autres candidats (et des concurrents?!!) mais surtout des formateurs qui vont passer du temps à relire, corriger et proposer de nouvelles pistes au brouillon de votre écrit. Il y a deux possibilités: vous pouvez suivre une semaine complète dans votre centre ISFEC de rattachement (voir sur le site: http://www.formiris.org ) ou 3 journées durant l’automne dans un des centres de votre académie. C’est la deuxième option que j’ai choisie, car à ce moment du parcours je ne savais pas qu’une formation sur une semaine existait. Se renseigner donc, la ou le secrétaire de direction de votre établissement est normalement habitué(e) ce qui permet d’aller au plus vite, et parfois vous recevez même le lien directement sur votre boite mail professionnelle au tout début de l’année scolaire. Vous pouvez aussi passer par le CNED, là encore j’ai appris qu’un collègue avait obtenu le financement de sa formation à distance par son établissement (500 euros environ quand même!).

3ème étape: Se documenter pour commencer

  • Emprunter ou acheter un livre qui peut servir de base. Moi une amie avait celui-ci:la RAEP enseignement, dont CAER
  • lire: http//webtice.ac-guyane.fr/histgeo/IMG/pdf/vademecum_raep-relu.pdf
  • le rapport du jury bien sur, qui va devenir en plus du B.O votre « bible » (comme le disent si bien et si régulièrement tous nos formateurs!) http://cache.media.education.gouv.fr/file/capes_int/56/7/hitg_346567.pdf

4ème étape: Lire le dossier d’un « admissible »

Demander à un collègue qui a réussi le concours interne dans les 3 ans maxi avant la session 2015, qu’importe la matière d’ailleurs, de vous faire lire son dossier ce qui vous donnera un bon exemple et peut-être une bonne base pour organiser votre écrit (les plans se ressemblent beaucoup pour ce qui est de l’organisation générale du dossier, au regard de ce qui est préconisé par le jury notamment).

Voilà, c’est déjà un bon début je pense. Il vous reste environ 3 mois pour réaliser votre dossier, sachant que certain sont dessus depuis parfois déjà 1 année… Mais pas de pression, c’est possible de faire un super projet dans ce temps imparti. Des conseils sont à venir prochainement sur le blog, des documents et le plan de mon dossier RAEP. Je ne veux pas être orgueilleuse mais bien apporter un accompagnement ou un support avec l’exemple de mon parcours dans ce concours. La note de 18 reçue au dossier atteste en bonne partie d’une compréhension des attentes du jury.

D’ailleurs j’appelle ici à des retours d’expériences, vous pouvez me trouver sur twitter si plus facile:

profbourg@sidhkat

Bonne rentrée, bon courage à tous!

L’oral du CAER d’histoire-géographie à Saint-Nazaire, juillet 2015. Modalités

A la différence de Châlons-en-Champagne, la réunion d’information (dont la date et l’heure figurent sur la page publinet annonçant votre admissibilité) n’est pas obligatoire ( à ma grande surprise!). Il vous est demandé d’y assister en présence de l’inspectrice générale et du président du concours, Olivier Pétré-Grenouilleau. Elle a lieu en fin d’après-midi, la veille du passage de l’épreuve. Sont vus des points généraux:

– Rappel du nombre de candidats admissibles et du nombre de postes offerts pour le public et le privé

– Petit recadrage sur l’épreuve du dossier écrit: 5 dossiers écrits ont été envoyés au ministère cette année avec lettre écrite aux candidats et mise en copie aux établissements où ils sont en poste. Objet: non-conformité, copier/coller ou reprise de travaux sans mentionner les sources donc suspicion de fraude (et si ce n’est pas le cas, c’est un véritable écueil pour un enseignant de présenter un travail sans sources quand on passe un concours qui valide notre capacité à faire apprendre ce même travail aux élèves!).

– se présenter 30 minutes avant l’heure de convocation indiquée avec convocation imprimée depuis publinet et carte d’identité, – s’habiller correctement (un candidat présent à quand même levé la main pour demander au président du concours « C’est quoi être habillé correctement? » ! Réponse « Je ne vais quand même pas vous expliquer comment vous habiller! Par exemple, hier un candidat s’est présenté en short, ça ce n’est pas vraiment acceptable! »)

Rappel du déroulement de l’épreuve:

  • des appariteurs nous conduisent dans la salle de préparation, (on est entre 15 et 20)
  • le sujet est distribué sur la table tourné, à l’heure prévue on le retourne et le découvre.
  • 2 heures de préparation.
  • Un passage aux toilettes est prévu à l’issu des 2 heures, vous avez donc un rab de 10 minutes pour finir dans votre tête un point que vous n’avez pas eu le temps de mettre sur votre brouillon – ce qui a été mon cas, heureusement, pour imaginer l’évaluation que je voulais proposer -, ce temps est prévu c’est à dire que de toute façon tous les candidats rentrent en même temps exactement dans la salle de leur oral.
  • 15 minutes d’exposé. On vous invite ensuite à boire un verre d’eau et à vous assoir si vous le souhaitez.
  • 2-3 minutes pour se présenter (cursus, parcours, ancienneté et niveau de classes) non-évalué.
  • 40 minutes d’entretien: à peu près
    • 15 minutes retour sur l’exposé et ouverture à la discipline présentée
    • 15 minutes d’ouverture dans l’autre discipline (là encore une candidate à faire répéter O. Pétré-Grenouilleau… « On va être interrogé en histoire même si on a déjà fait le dossier écrit dans cette discipline? »… Autant être prévenu, donc.)
    • 10 minutes éducation civique/ECJS et environnement du prof

– Sortie: retour dans la salle d’accueil: récupérer votre carte d’identité, laisser un mot dans le « livre d’or »…

Mon expérience personnelle à suivre dans un prochain article!

Critères d’évaluation de l’oral du CAER d’histoire-géographie

Grille d’évaluation reprenant les critères d’évaluation du jury, à utiliser en complément du rapport de jury.

Il faut reprendre ses critères en les organisant sous la forme d’un tableau afin de s’entrainer et de s’évaluer (en s’enregistrant par exemple si l’on est seul ou à donner à un ami/conjoint/collègue qui vous écoute (c’est le mieux!))

Très insuffisant – Insuffisant – satisfaisant -Très satisfaisant – Non évalué – Observations

I) Exposé – Exploitation du dossier – Retour sur l’exposé par le jury

1) Compétences disciplinaires

  • Maîtrise des notions, du vocabulaire spécifique, absence de contresens.
  • Maîtrise des connaissances scientifiques.
  • Connaissance des textes de référence en usage en histoire-géo-éducation civique/ECJS.

2) Compétences didactiques

  • Utilisation pertinente du dossier fourni, intégrer un regard critique.
  • Pertinence de la problématique et des objectifs.
  • Pertinence de la démarche pédagogique au regard des objectifs, du temps disponible.
  • Pertinence de l’évaluation, capacité à mesurer les acquis des élèves.

II) Entretien élargi

  • Bonne culture générale dans les disciplines n’ayant pas fait l’objet du dossier.
  • Capacité à actualiser ses connaissances.
  • Connaissance du système éducatif.

III) Qualités de communication

  • Attitude du candidat.
  • Qualité de l’expression et clarté du propos.
  • Gestion du temps de l’exposé.
  • Capacité d’écoute, de dialogue et réactivité lors de l’entretien.

Elément recueillis lors de la formation de préparation à l’oral du CAER (organisée par l’IFSEC)

Le CAER en histoire-géographie : Qui/Comment/Quoi? Partie 1/2: Avantages/désavantages par rapport au CAPES/CAFEP

Cette année scolaire 2014/2014 était centrée sur un objectif principal:

Avoir le concours interne d’histoire-géographie. 

Déjà il a fallu comprendre: quoi? comment? où? puis-je? Qué???

Trouver le bon intitulé du concours c’est déjà un peu complexe! L’inscription passe encore, le tout est de ne pas se tromper entre concours externe/réservé/troisième concours et CAER.

CAER? Certificat d’accès à l’échelle de rémunération des professeurs certifiés.

S’adresse à:

  • ceux qui ont au moins 3 années d’expérience d’enseignement (privé ou public)
  • et en poste au moment de l’inscription au concours
  • justifiant au moins d’une licence jusqu’à 2015, M1 désormais
  • une licence et 3 enfants
  • une expérience dans le secteur public (fiche de salaires à l’appui, donc mission de recherche pour le compte d’une université durant 3 ans au sein d’une collectivité territoriale ça ne marche pas dans mon cas donc!)
  • http://www.education.gouv.fr/…/conditions-d-inscription-au-caer-capes.html

Afin de savoir si l’on a accumulé assez d’ancienneté: il faut contacter la personne des services du rectorat qui gère notre dossier (c’est à dire en fonction de l’établissement où l’on est en poste, cas pour le privé) et lui demander un « état des services » = un tableau récapitulatif des missions d’enseignement depuis le début de la « carrière ». A partir de là il faut calculer, si vous n’avez pas eu la chance d’enchaîner les missions d’une année scolaire complète à l’autre.

N.B: en formation j’ai toutefois appris que le fait d’avoir une mission de 7 jours effectifs à temps complet de septembre à décembre ou de janvier à juillet faisait valider un semestre entier d’expérience!!!! C’est élément a été donné par un formateur de préparation au dossier écrit et validé par des collègues. Ne pas hésiter là aussi à vérifier auprès des services du rectorat.

Des avantages?

Ce concours est cohérent pour les personnes qui ont déjà une bonne expérience de l’enseignement, soit pour les profs!…enfin… les pas encore « vrais profs », hein?! Je suis quand même étonnée de ce système finalement assez hiérarchisé qui existe entre enseignants: l’agrégé, le certifié, le maitre auxiliaire ou délégué, le vacataire tout en bas de l’échelle (qui assure pourtant ses cours, emportant chez lui le souci de ses élèves sans bénéficier cependant d’une rémunération durant les vacances). Ce système est surtout en fait alimenté par quelques « collègues » (loin d’être le cas de tous bien-heureusement), qui semblent parfois ne pas considérer le maitre délégué (statut du privé sous contrat), pourtant sur un poste parfois à l’année voire deux…, comme un égal. Ce dernier reste trop souvent appelé le « remplaçant de Mme Untel » alors qu’il effectue une mission semblable à celui qui sur le moment n’est pas en capacité de remplir sa mission d’enseignement (un droit, aléas de la vie). Et même ceux qui sont ouvertement accueillant sans s’arrêter au titre/statut du collègue peuvent parfois réutiliser le vocabulaire qui va replacer tout de suite le « remplaçant » à son niveau: le bas de l’échelle du prof. « Tiens je te présente ……., on bosse ensemble à ….., elle fait des remplacements ». Ha oui, c’est vrai, j’avais moi-même oublié, étant en poste sur une décharge…

Bref, voici quelques avantages à passer le concours:

1. devenir un prof, un vrai (apparemment!)

2. Être respecté de ses collègues (pour ce qui est de la hiérarchie (ici direction), j’ai toujours trouvé les personnes très respectueuses et professionnelles)

3. Être mieux payé (haaa, c’est peut-être ça l’histoire en fait? le respect s’acquière au niveau de la fiche de salaire?). C’est à dire passer de 1300 euros (en gros, voire moins) à 1700 (idem). après rajouter supplément familial, ancienneté (échelons…). Mais l’augmentation certaine d’environ 400 euros par mois vaut déjà le coup à elle seule!

4. Ne plus s’entendre dire, passé trente ans, « et tu vas faire quoi après »?

Avantages du CAER en particulier:

1. un dossier écrit dont vous choisissez le sujet (et c’est pas rien pour ceux qui ont un jour expérimenté le stress du sujet de l’externe qui tombe!) pour lequel vous avez un temps imparti assez long si vous vous organisez bien. (pas comme moi donc: choix du sujet en octobre alors que le dossier est à envoyer début décembre!)

Attention: c’est aussi à double tranchant, il faut bien se saisir des attentes du jury, le dossier écrit répond à des normes strictes et demande un travail plus lourd que ce qu’on imagine.

2. Un dossier écrit que vous présentez dans la discipline de votre choix. Donc une manœuvre stratégique doit s’opérer: si je suis géographe je fais mon dossier en histoire car l’oral sera lui en géographie et j’aurai alors toutes mes chances à ce moment avec moi (crucial donc, car coefficient 2 contre 1 pour l’écrit), et inversement. Mais, l’idée est aussi d’arriver jusqu’à cette fameuse seconde épreuve, donc on peut aussi préférer « assurer » dans sa matière forte et mettre ensuite les bouchées doubles, et ce sans attendre les résultats d’admissibilité bien sur!

3. Des collègues (car vous êtes en poste) qui vous proposent de vous faire passer des oraux blancs, en condition de concours.

4. Des élèves sur qui s’entrainer toute l’année!

5. Une seule épreuve orale (contre deux pour le Capes/cafep externe). Sujet avec dossier documentaire en plus. (mais attention, là aussi c’est traître car ultra normé en fait)

6. Pas de questions au programme, donc moult aspects scientifiques en moins à travailler. Mais par contre LE programme collège-lycée à maitriser par coeur! ainsi que les essentiels disciplinaires + éducation civique + actualités + environnement enseignement (fonction publique élargie)

7. Un concours plus adapté à ceux qui ont eu un parcours plus atypique (reconversion pro, enfants après études, long moment sans avoir travaillé sur les bancs de la fac…)

8. Un jury vraiment bienveillant à l’oral, et une organisation plus « douce » c’est à dire c’est un peu moins l’usine qu’à Châlons-en-Champagne.

9. Saint-Nazaire c’est sympa, on y mange des bonnes crêpes et on y voit la mer.

Désavantages: 

1. C’est difficile de préparer un concours tout en étant en poste. Il faut travailler le soir, parfois très tard et tous les we avant le rendu du dossier puis le dernier mois (au moins!!!) avant l’oral. (voir article à venir sur les conseils pour réussir, je me permets, j’ai eu 18 à l’écrit, 15 à l’oral, preuve que du premier coup c’est possible = ici c’est un encouragement pour vous lecteurs/candidats). C’est difficile de devoir apprendre par coeur des choses que l’on a compris et quel l’on ressasse pourtant en classe bien souvent!

2. C’est un concours difficile qui demande un réel investissement personnel: être complet, tant sur le scientifique que la didactique et la pédagogie.

3. Une fois le sésame obtenu, on se rend compte qu’il existe encore une hiérarchie: entre ceux qui ont eu l’externe, la »voie royale » (genre « t’es douée ») et l’interne (rrrrrrrrrr encore un complexe de sous-prof à tenir?) et cet aspect se voit finalement validé par le système en lui-même. C’est à dire qu’un externe est ensuite prioritaire sur les postes au mouvement face à l’interne. Pourtant il a déjà oeuvré, lui,  pour l’entreprise publique, non?

4. Le lauréat du concours interne fait son année de stage là où il trouve des heures disponibles sur lesquelles il postule au deuxième mouvement (en fin d’année). Mais il ne peut que formuler des voeux en fonction des postes vacants sur lesquels il sera placé (donc si l’académie est grande, il existe un risque non négligeable d’être envoyé à 150 km de chez soi). Il doit effectuer ses 18 heures, donc une charge horaire importante (5 classes environ) tout en travaillant ses cours dans le souci et le respect total des prérogatives du B.O afin d’être validé, soit un re-travail bien abouti de tous les cours si ces derniers n’étaient finalement pas à jour ou encore sans tableau récapitulatif type « objectifs/notions/capacités/attitude.. ». Une dizaine de journées de formation sont toutefois proposées et obligatoires afin de l’aider dans cette « aventure ». L’externe lui n’a que 8 à 10 heures de charge de cours sur la base de moitiés de classes que lui délègue son tuteur, donc l’externe « vient avec ses heures », il ne fait pas de voeux car il est placé directement en fonction de son adresse et de celle du centre de formation dans lequel il va être présent deux jours par semaine (9/10heures). Les deux sont bien sur payés de la même manière.

Conseils pour réussir le CAPES d’histoire-géographie. Partie 1/2: généralités, défrichage et premières indications pour les écrits

Je n’y ai pas cru tout de suite mais OUI, je suis ADMISE!

Ici des petits conseils à ceux qui ont une vie en plus de la sur-volonté d’obtenir leur CAPES pour devenir un VRAI prof d’histoire-géo…. J’ai deux petits enfants, en poste depuis 5 ans, et ô misère au regard de la préparation: je suis géographe de formation … Mais il fallait bien se lancer un jour dans les concours … Ces mots pour vous dire qu’il est possible d’avoir le CAPES du premier coup! Il faut de la méthode, une stratégie bien établie en fonction de votre profil, des connaissances qui peuvent être très approximatives sur l’ensemble des périodes et espaces étudiés si des micro-faits dans chaque sous-thèmes sont assimilés avec un document maitrisé à l’appui qui pourra resservir partout en adaptant quelques items seulement. Comme j’ai cherché, avant les épreuves, des informations sur les forums et que je n’y ai trouvé que des échanges de bibliographie intéressantes certes, mais totalement démotivantes …le temps étant compté, j’ai du piocher par-ci par-là des informations « réalistes ».

1er conseil: le choix du manuel de référence.

  • pour chaque question au programme, choisir un manuel de préparation concours
  • il doit proposer des documents iconographiques (cartes et schémas pour géo, cartes-lexique-plan/buste de personnage…par ex pour l’histoire)
  • mais aussi une proposition ou plusieurs de dissertation (avec corrigé) et commentaire de doc.
  • votre manuel est une bible: il permet de défricher l’ensemble de la question au programme, en le maitrisant parfaitement il vous suffit à réussir les écrits pour ce qui est des connaissances à apporter. Sa structuration vous permet également de retenir les enchaînements incontournables pour chaque sous-thème, ce qui aide à organiser votre propos pendant la dissertation ou le comm. de doc.
  • Vous avez donc besoin de 6 ouvrages cette année que vous allez pouvoir commencer à lire dès cet été!
  • N’oubliez pas de les ficher avec sérieux car vous n’aurez pas le temps de les relire mais en retravaillant vos fiches vous retrouverez directement les pages indexées qui vous semblent à connaître (donc lexique ou carte par exemple).
  • Si vous êtes admissible, vous retrouverez votre bible dans la bibliothèque du capes à Châlons…!

2ème conseil: manuel d’épistémologie

En histoire comme en géographie vous avez besoin impérativement de connaitre l’évolution de la discipline, ses objets de recherche et ses personnalités phares!

  • ne vous perdez pas dans les avenues des bibliothèques et librairies: trop couteux en temps et en argent pour la 2de option
  • choisissez un ouvrage d’historiographie générale (si jamais, un Que sais-je? à 9euros de N.Offendstat permet de bien défricher le sujet, faire fiche des principaux historiens, leur « mouvement » et méthode…), faire une chronologie des mouvements/courants/écoles/principaux historiens, un d’épistémologie en géo style « introduction à la géo de Marconis » par exemple…
  • faire un tour sur les sites comme celui de géoconfluences par exemple afin de s’informer des nouveaux objets de la recherche dans les disciplines.

3ème conseil: travailler la méthode (avec méthode!)

  • Etre ok sur la méthode: introduction en 4 temps (accroche/contextualisation et définition des termes essentiels du sujet/problématique/annonce du plan), plan (différents types à connaitre si besoin voir conseil suivant) en trois parties et trois sous-parties pour chacune, transitions pertinentes, conclusion en deux temps (synthèse/ouverture)…sans parler de la nécessaire problématisation qui doit permettre de cerner tous les enjeux du sujet et ensuite vous devez montrer à votre lecteur que vous êtes capable de manier les concepts.
  • Un livre très bUnknownien fait pour bien saisir ce que les correcteurs attendent et excellent pour s’entrainer: le CAPES Histoire-Géographie, collection Préparer et réussir (nouveau concours 2014) sous la direction d’Anne-Sophie Molinié, chez Armand Colin/ SEDES. Existe pour les épreuves d’admissibilité et d’admission. (je vends les miens si vous êtes intéressés, liste à venir dans prochain article). Explique bien comment organiser son brouillon lors des écrits pour être le plus structuré possible pour la compo: tableau à trois entrées rendant visible au premier regard les trois grandes parties de la compo et les sous-parties, une case exemples pour chaque paragraphe….si vous avez besoin me le signaler en commentaires et je vous proposerai un extrait dans un article spécial méthode pour les écrits.
  • Faire une chronologie pour chaque question d’histoire: la chronologie est d’une aide précieuse lorsque vous vous lancez dans le plan en histoire…permet de gagner bcp de temps et de ne pas faire de fautes décrédibilisant votre travail.
  • Faire 2/3 cartes + schémas pour chaque question de géo: avoir un base apprise par coeur. Par exemple pour les espaces maritimes:
    • à l’échelle mondiale: façades maritimes, ports majeurs, points de passage stratégiques, principales routes maritimes et celles en devenir, conflits/zone de piratage = les essentiels!
    • à l’échelle régionale: schéma carto de la façade maritime asiatique (ports principaux, flux maritimes direction reste du monde, flux fluvio-maritimes, flux feedering, avant/arrière-pays, détroit, tension mer de Chine…                                                                                                                                                  Pour ces cartes se baser sur celles présentées dans Carto ou la documentation logo cartophotographique. Si jamais en plus vous étiez pris à l’oral, ces ouvrages sont présents en bibliothèque et empruntables, le fait de les connaître est un sacré plus.
  • Faire un lexique perso: y mettre toutes les définitions des notions majeures à connaitre (et leurs auteurs). Pour vous aider: recouper les questions au programme du capes avec les programmes scolaires. Exemple: pour mutations des espaces productifs il faut recouper avec la 3ème et la 1ère essentiellement. A partir de là vous prenez un manuel de 3ème et géo 1ère L/ES et vous listez toutes les notions que doivent acquérir les élèves. Après avoir dressé cette liste de définitions vous vous rendrez compte que vous devez maintenant faire comme eux et les apprendre! Non seulement vous apprenez les notions mais en plus si le sujet tombent en jour 2 des écrits vous serez à même de réussir la partie « adaptation pédagogique ». pour les définitions raccrocher aussi un spécialiste à chaque notion: thème « habiter » = Lazzarotti, « mondialisation » = Carroué, …
  • Avant les écrits (pas trop avant sinon tout disparaît de la tête): lire les fiches Eduscol sur le site pour la mise en oeuvre pédagogique. De plus à la fin des fiches ressources se trouvent des indications biblio permettant de relier avec les auteurs et ouvrages principaux.

4ème conseil:

ouvrir ses connaissances de base (celles acquises grâce aux manuels de référence cf. conseil n°1)

  • Si vous avez la possibilité de travailler à plusieurs (ou de faire travailler quelqu’un qui s’ennuie au boulot ou dans son canap…) ficher les numéros de la documentation photographique, de revues d’Histoire ou d’ouvrages spécialisés (donc articles seulement) qui se réfèrent aux questions du programme (faire un groupe de travail via réseaux sociaux permet de gagner aussi du temps dans la transmission). Vous n’aurez pas le temps ni de lire tout ce qui est indiqué comme essentiel dans les ESPE et facs et si vous lisez vous n’arriverez pas à tout retenir/assimiler (sauf si le plan CAPES est effectué sur 3 ans et couplé avec l’agrégation pourquoi pas!)

Bon courage à tous!

Capes d’histoire-géographie 2015: 3ème partie. L’analyse de situation professionnelle…en histoire.

Jour 4 (ouf, le dernier) à Châlons, 2ème oral: ASP en histoire.

Epreuve obscure et très calibrée à la fois, l’analyse de situation professionnelle est déterminante du niveau réel, à cet instant, du futur prof (à mon avis): il faut être capable en 2 heures de prép seulement de cerner les enjeux didactiques et pédagogiques mais aussi la portée historiographique du sujet donné. Dans la partie péda il est convenu de faire une adaptation pour l’éducation civique ou l’ECJS, mais c’est la partie la moins ardue car un document (souvent un visuel) assez explicite accompagne le sujet. Ce dernier aspect est donc à traiter en dernier. D’ailleurs lorsque le jury se présente en début d’épreuve, il est à chaque fois expliqué que la première partie des questions portera sur l’exposé et la discipline, la deuxième partie sur l’historiographie (ou épistémo si sujet de géo) et enfin la troisième partie des questions portera sur l’extension en éducation civique.

Pour moi c’était mal barré: « Les difficultés de la monarchie sous Louis XVI. L’historien et les images. »

705513-charb-dessinsUne entrée clairement histoire des arts avec une thématique caricature. Si le niveau de classe est facilement identifiable (4ème, première partie du programme d’histoire, thème 4 – de plus, un extrait du B.O est donné dans le sujet) et la portée du sujet évidente pour l’éducation civique (caricature /actualité/attentats de Charlie Hebdo de janvier 2015), le champ historiographique ne peut être démêlé durant le temps de préparation. Il faut donc être bien calé sur les rapports dans le temps de l’utilisation des documents iconographiques comme source des historiens.

Avant l’entrée dans la salle trois mecs sont présents sur les sièges d’attente. Je ne peux pas m’empêcher de les foudroyer « vous êtes pas obligés, franchement j’aime pas du tout qu’il y ait des visiteurs ». Mais ils ont l’air encore plus stressés que moi donc je lâche l’affaire….

Après un exposé de 30 minutes, les questions pointues couplées à l’attitude polaire de deux des membres du jury sur trois m’a fait paraître la demi-heure comme la plus longue du jour… catastrophe, après 10 minutes réponses correctes à passables je me sais ratatiner en historiographie « non, excusez-moi je ne peux pas vous parler de monsieur ….. » rebelote pour l’historien suivant, et le reste n’est que réponses approximatives et embrouillées. Je reste dubitative lorsque m’est posée la question « pouvez-vous donner une définition de la couleur? ». Mais j’offre une réponse qui est je pense la moins bidon de tout l’entretien finalement. L’objectif: rester droite, cacher l’exaspération de ne pas être en pleine possession de mon cerveau ce jour et ne pas s’effondrer, voire s’énerver.

En sortant c’est bien sur la déception. heureusement un mec super positif (pffff, putain, le prototype de l’historien parisien sur de lui un peu condescendant mais dont le mensonge consenti sur le moment s’est révélé être tout à fait juste « Non mais faut pas t’inquiéter, tu peux foirer une des épreuves et avoir le concours »…). Une autre candidate bien sympathique de ma ligne me tombe aussi dans les bras en bas des marches, sympa et frais bien que surprenant (avais-je tellement l’air saoulée??) il semble qu’elle ai vécu le même enfer cérébral. Comme quoi, c’est kitsch mais c’est bien une aventure humaine aussi ce putain de concours!

Ca y est!!!!!!!!!!!!!!!! C’est terminé!!!!!!!!!

Maintenant il me reste 36 heures exactement pour me recentrer sur le deuxième concours: l’interne, j’ai une journée pour aller à … Saint-Nazaire! Mais celui-là je l’ai bossé dur, l’attitude de touriste peut s’envoler pour que je revête ma combinaison de maître à géographer?