L’oral du CAER d’histoire-géographie à Saint-Nazaire, juillet 2015. Modalités

A la différence de Châlons-en-Champagne, la réunion d’information (dont la date et l’heure figurent sur la page publinet annonçant votre admissibilité) n’est pas obligatoire ( à ma grande surprise!). Il vous est demandé d’y assister en présence de l’inspectrice générale et du président du concours, Olivier Pétré-Grenouilleau. Elle a lieu en fin d’après-midi, la veille du passage de l’épreuve. Sont vus des points généraux:

– Rappel du nombre de candidats admissibles et du nombre de postes offerts pour le public et le privé

– Petit recadrage sur l’épreuve du dossier écrit: 5 dossiers écrits ont été envoyés au ministère cette année avec lettre écrite aux candidats et mise en copie aux établissements où ils sont en poste. Objet: non-conformité, copier/coller ou reprise de travaux sans mentionner les sources donc suspicion de fraude (et si ce n’est pas le cas, c’est un véritable écueil pour un enseignant de présenter un travail sans sources quand on passe un concours qui valide notre capacité à faire apprendre ce même travail aux élèves!).

– se présenter 30 minutes avant l’heure de convocation indiquée avec convocation imprimée depuis publinet et carte d’identité, – s’habiller correctement (un candidat présent à quand même levé la main pour demander au président du concours « C’est quoi être habillé correctement? » ! Réponse « Je ne vais quand même pas vous expliquer comment vous habiller! Par exemple, hier un candidat s’est présenté en short, ça ce n’est pas vraiment acceptable! »)

Rappel du déroulement de l’épreuve:

  • des appariteurs nous conduisent dans la salle de préparation, (on est entre 15 et 20)
  • le sujet est distribué sur la table tourné, à l’heure prévue on le retourne et le découvre.
  • 2 heures de préparation.
  • Un passage aux toilettes est prévu à l’issu des 2 heures, vous avez donc un rab de 10 minutes pour finir dans votre tête un point que vous n’avez pas eu le temps de mettre sur votre brouillon – ce qui a été mon cas, heureusement, pour imaginer l’évaluation que je voulais proposer -, ce temps est prévu c’est à dire que de toute façon tous les candidats rentrent en même temps exactement dans la salle de leur oral.
  • 15 minutes d’exposé. On vous invite ensuite à boire un verre d’eau et à vous assoir si vous le souhaitez.
  • 2-3 minutes pour se présenter (cursus, parcours, ancienneté et niveau de classes) non-évalué.
  • 40 minutes d’entretien: à peu près
    • 15 minutes retour sur l’exposé et ouverture à la discipline présentée
    • 15 minutes d’ouverture dans l’autre discipline (là encore une candidate à faire répéter O. Pétré-Grenouilleau… « On va être interrogé en histoire même si on a déjà fait le dossier écrit dans cette discipline? »… Autant être prévenu, donc.)
    • 10 minutes éducation civique/ECJS et environnement du prof

– Sortie: retour dans la salle d’accueil: récupérer votre carte d’identité, laisser un mot dans le « livre d’or »…

Mon expérience personnelle à suivre dans un prochain article!

Critères d’évaluation de l’oral du CAER d’histoire-géographie

Grille d’évaluation reprenant les critères d’évaluation du jury, à utiliser en complément du rapport de jury.

Il faut reprendre ses critères en les organisant sous la forme d’un tableau afin de s’entrainer et de s’évaluer (en s’enregistrant par exemple si l’on est seul ou à donner à un ami/conjoint/collègue qui vous écoute (c’est le mieux!))

Très insuffisant – Insuffisant – satisfaisant -Très satisfaisant – Non évalué – Observations

I) Exposé – Exploitation du dossier – Retour sur l’exposé par le jury

1) Compétences disciplinaires

  • Maîtrise des notions, du vocabulaire spécifique, absence de contresens.
  • Maîtrise des connaissances scientifiques.
  • Connaissance des textes de référence en usage en histoire-géo-éducation civique/ECJS.

2) Compétences didactiques

  • Utilisation pertinente du dossier fourni, intégrer un regard critique.
  • Pertinence de la problématique et des objectifs.
  • Pertinence de la démarche pédagogique au regard des objectifs, du temps disponible.
  • Pertinence de l’évaluation, capacité à mesurer les acquis des élèves.

II) Entretien élargi

  • Bonne culture générale dans les disciplines n’ayant pas fait l’objet du dossier.
  • Capacité à actualiser ses connaissances.
  • Connaissance du système éducatif.

III) Qualités de communication

  • Attitude du candidat.
  • Qualité de l’expression et clarté du propos.
  • Gestion du temps de l’exposé.
  • Capacité d’écoute, de dialogue et réactivité lors de l’entretien.

Elément recueillis lors de la formation de préparation à l’oral du CAER (organisée par l’IFSEC)

Le CAER en histoire-géographie : Qui/Comment/Quoi? Partie 1/2: Avantages/désavantages par rapport au CAPES/CAFEP

Cette année scolaire 2014/2014 était centrée sur un objectif principal:

Avoir le concours interne d’histoire-géographie. 

Déjà il a fallu comprendre: quoi? comment? où? puis-je? Qué???

Trouver le bon intitulé du concours c’est déjà un peu complexe! L’inscription passe encore, le tout est de ne pas se tromper entre concours externe/réservé/troisième concours et CAER.

CAER? Certificat d’accès à l’échelle de rémunération des professeurs certifiés.

S’adresse à:

  • ceux qui ont au moins 3 années d’expérience d’enseignement (privé ou public)
  • et en poste au moment de l’inscription au concours
  • justifiant au moins d’une licence jusqu’à 2015, M1 désormais
  • une licence et 3 enfants
  • une expérience dans le secteur public (fiche de salaires à l’appui, donc mission de recherche pour le compte d’une université durant 3 ans au sein d’une collectivité territoriale ça ne marche pas dans mon cas donc!)
  • http://www.education.gouv.fr/…/conditions-d-inscription-au-caer-capes.html

Afin de savoir si l’on a accumulé assez d’ancienneté: il faut contacter la personne des services du rectorat qui gère notre dossier (c’est à dire en fonction de l’établissement où l’on est en poste, cas pour le privé) et lui demander un « état des services » = un tableau récapitulatif des missions d’enseignement depuis le début de la « carrière ». A partir de là il faut calculer, si vous n’avez pas eu la chance d’enchaîner les missions d’une année scolaire complète à l’autre.

N.B: en formation j’ai toutefois appris que le fait d’avoir une mission de 7 jours effectifs à temps complet de septembre à décembre ou de janvier à juillet faisait valider un semestre entier d’expérience!!!! C’est élément a été donné par un formateur de préparation au dossier écrit et validé par des collègues. Ne pas hésiter là aussi à vérifier auprès des services du rectorat.

Des avantages?

Ce concours est cohérent pour les personnes qui ont déjà une bonne expérience de l’enseignement, soit pour les profs!…enfin… les pas encore « vrais profs », hein?! Je suis quand même étonnée de ce système finalement assez hiérarchisé qui existe entre enseignants: l’agrégé, le certifié, le maitre auxiliaire ou délégué, le vacataire tout en bas de l’échelle (qui assure pourtant ses cours, emportant chez lui le souci de ses élèves sans bénéficier cependant d’une rémunération durant les vacances). Ce système est surtout en fait alimenté par quelques « collègues » (loin d’être le cas de tous bien-heureusement), qui semblent parfois ne pas considérer le maitre délégué (statut du privé sous contrat), pourtant sur un poste parfois à l’année voire deux…, comme un égal. Ce dernier reste trop souvent appelé le « remplaçant de Mme Untel » alors qu’il effectue une mission semblable à celui qui sur le moment n’est pas en capacité de remplir sa mission d’enseignement (un droit, aléas de la vie). Et même ceux qui sont ouvertement accueillant sans s’arrêter au titre/statut du collègue peuvent parfois réutiliser le vocabulaire qui va replacer tout de suite le « remplaçant » à son niveau: le bas de l’échelle du prof. « Tiens je te présente ……., on bosse ensemble à ….., elle fait des remplacements ». Ha oui, c’est vrai, j’avais moi-même oublié, étant en poste sur une décharge…

Bref, voici quelques avantages à passer le concours:

1. devenir un prof, un vrai (apparemment!)

2. Être respecté de ses collègues (pour ce qui est de la hiérarchie (ici direction), j’ai toujours trouvé les personnes très respectueuses et professionnelles)

3. Être mieux payé (haaa, c’est peut-être ça l’histoire en fait? le respect s’acquière au niveau de la fiche de salaire?). C’est à dire passer de 1300 euros (en gros, voire moins) à 1700 (idem). après rajouter supplément familial, ancienneté (échelons…). Mais l’augmentation certaine d’environ 400 euros par mois vaut déjà le coup à elle seule!

4. Ne plus s’entendre dire, passé trente ans, « et tu vas faire quoi après »?

Avantages du CAER en particulier:

1. un dossier écrit dont vous choisissez le sujet (et c’est pas rien pour ceux qui ont un jour expérimenté le stress du sujet de l’externe qui tombe!) pour lequel vous avez un temps imparti assez long si vous vous organisez bien. (pas comme moi donc: choix du sujet en octobre alors que le dossier est à envoyer début décembre!)

Attention: c’est aussi à double tranchant, il faut bien se saisir des attentes du jury, le dossier écrit répond à des normes strictes et demande un travail plus lourd que ce qu’on imagine.

2. Un dossier écrit que vous présentez dans la discipline de votre choix. Donc une manœuvre stratégique doit s’opérer: si je suis géographe je fais mon dossier en histoire car l’oral sera lui en géographie et j’aurai alors toutes mes chances à ce moment avec moi (crucial donc, car coefficient 2 contre 1 pour l’écrit), et inversement. Mais, l’idée est aussi d’arriver jusqu’à cette fameuse seconde épreuve, donc on peut aussi préférer « assurer » dans sa matière forte et mettre ensuite les bouchées doubles, et ce sans attendre les résultats d’admissibilité bien sur!

3. Des collègues (car vous êtes en poste) qui vous proposent de vous faire passer des oraux blancs, en condition de concours.

4. Des élèves sur qui s’entrainer toute l’année!

5. Une seule épreuve orale (contre deux pour le Capes/cafep externe). Sujet avec dossier documentaire en plus. (mais attention, là aussi c’est traître car ultra normé en fait)

6. Pas de questions au programme, donc moult aspects scientifiques en moins à travailler. Mais par contre LE programme collège-lycée à maitriser par coeur! ainsi que les essentiels disciplinaires + éducation civique + actualités + environnement enseignement (fonction publique élargie)

7. Un concours plus adapté à ceux qui ont eu un parcours plus atypique (reconversion pro, enfants après études, long moment sans avoir travaillé sur les bancs de la fac…)

8. Un jury vraiment bienveillant à l’oral, et une organisation plus « douce » c’est à dire c’est un peu moins l’usine qu’à Châlons-en-Champagne.

9. Saint-Nazaire c’est sympa, on y mange des bonnes crêpes et on y voit la mer.

Désavantages: 

1. C’est difficile de préparer un concours tout en étant en poste. Il faut travailler le soir, parfois très tard et tous les we avant le rendu du dossier puis le dernier mois (au moins!!!) avant l’oral. (voir article à venir sur les conseils pour réussir, je me permets, j’ai eu 18 à l’écrit, 15 à l’oral, preuve que du premier coup c’est possible = ici c’est un encouragement pour vous lecteurs/candidats). C’est difficile de devoir apprendre par coeur des choses que l’on a compris et quel l’on ressasse pourtant en classe bien souvent!

2. C’est un concours difficile qui demande un réel investissement personnel: être complet, tant sur le scientifique que la didactique et la pédagogie.

3. Une fois le sésame obtenu, on se rend compte qu’il existe encore une hiérarchie: entre ceux qui ont eu l’externe, la »voie royale » (genre « t’es douée ») et l’interne (rrrrrrrrrr encore un complexe de sous-prof à tenir?) et cet aspect se voit finalement validé par le système en lui-même. C’est à dire qu’un externe est ensuite prioritaire sur les postes au mouvement face à l’interne. Pourtant il a déjà oeuvré, lui,  pour l’entreprise publique, non?

4. Le lauréat du concours interne fait son année de stage là où il trouve des heures disponibles sur lesquelles il postule au deuxième mouvement (en fin d’année). Mais il ne peut que formuler des voeux en fonction des postes vacants sur lesquels il sera placé (donc si l’académie est grande, il existe un risque non négligeable d’être envoyé à 150 km de chez soi). Il doit effectuer ses 18 heures, donc une charge horaire importante (5 classes environ) tout en travaillant ses cours dans le souci et le respect total des prérogatives du B.O afin d’être validé, soit un re-travail bien abouti de tous les cours si ces derniers n’étaient finalement pas à jour ou encore sans tableau récapitulatif type « objectifs/notions/capacités/attitude.. ». Une dizaine de journées de formation sont toutefois proposées et obligatoires afin de l’aider dans cette « aventure ». L’externe lui n’a que 8 à 10 heures de charge de cours sur la base de moitiés de classes que lui délègue son tuteur, donc l’externe « vient avec ses heures », il ne fait pas de voeux car il est placé directement en fonction de son adresse et de celle du centre de formation dans lequel il va être présent deux jours par semaine (9/10heures). Les deux sont bien sur payés de la même manière.

Conseils pour réussir le CAPES d’histoire-géographie. Partie 1/2: généralités, défrichage et premières indications pour les écrits

Je n’y ai pas cru tout de suite mais OUI, je suis ADMISE!

Ici des petits conseils à ceux qui ont une vie en plus de la sur-volonté d’obtenir leur CAPES pour devenir un VRAI prof d’histoire-géo…. J’ai deux petits enfants, en poste depuis 5 ans, et ô misère au regard de la préparation: je suis géographe de formation … Mais il fallait bien se lancer un jour dans les concours … Ces mots pour vous dire qu’il est possible d’avoir le CAPES du premier coup! Il faut de la méthode, une stratégie bien établie en fonction de votre profil, des connaissances qui peuvent être très approximatives sur l’ensemble des périodes et espaces étudiés si des micro-faits dans chaque sous-thèmes sont assimilés avec un document maitrisé à l’appui qui pourra resservir partout en adaptant quelques items seulement. Comme j’ai cherché, avant les épreuves, des informations sur les forums et que je n’y ai trouvé que des échanges de bibliographie intéressantes certes, mais totalement démotivantes …le temps étant compté, j’ai du piocher par-ci par-là des informations « réalistes ».

1er conseil: le choix du manuel de référence.

  • pour chaque question au programme, choisir un manuel de préparation concours
  • il doit proposer des documents iconographiques (cartes et schémas pour géo, cartes-lexique-plan/buste de personnage…par ex pour l’histoire)
  • mais aussi une proposition ou plusieurs de dissertation (avec corrigé) et commentaire de doc.
  • votre manuel est une bible: il permet de défricher l’ensemble de la question au programme, en le maitrisant parfaitement il vous suffit à réussir les écrits pour ce qui est des connaissances à apporter. Sa structuration vous permet également de retenir les enchaînements incontournables pour chaque sous-thème, ce qui aide à organiser votre propos pendant la dissertation ou le comm. de doc.
  • Vous avez donc besoin de 6 ouvrages cette année que vous allez pouvoir commencer à lire dès cet été!
  • N’oubliez pas de les ficher avec sérieux car vous n’aurez pas le temps de les relire mais en retravaillant vos fiches vous retrouverez directement les pages indexées qui vous semblent à connaître (donc lexique ou carte par exemple).
  • Si vous êtes admissible, vous retrouverez votre bible dans la bibliothèque du capes à Châlons…!

2ème conseil: manuel d’épistémologie

En histoire comme en géographie vous avez besoin impérativement de connaitre l’évolution de la discipline, ses objets de recherche et ses personnalités phares!

  • ne vous perdez pas dans les avenues des bibliothèques et librairies: trop couteux en temps et en argent pour la 2de option
  • choisissez un ouvrage d’historiographie générale (si jamais, un Que sais-je? à 9euros de N.Offendstat permet de bien défricher le sujet, faire fiche des principaux historiens, leur « mouvement » et méthode…), faire une chronologie des mouvements/courants/écoles/principaux historiens, un d’épistémologie en géo style « introduction à la géo de Marconis » par exemple…
  • faire un tour sur les sites comme celui de géoconfluences par exemple afin de s’informer des nouveaux objets de la recherche dans les disciplines.

3ème conseil: travailler la méthode (avec méthode!)

  • Etre ok sur la méthode: introduction en 4 temps (accroche/contextualisation et définition des termes essentiels du sujet/problématique/annonce du plan), plan (différents types à connaitre si besoin voir conseil suivant) en trois parties et trois sous-parties pour chacune, transitions pertinentes, conclusion en deux temps (synthèse/ouverture)…sans parler de la nécessaire problématisation qui doit permettre de cerner tous les enjeux du sujet et ensuite vous devez montrer à votre lecteur que vous êtes capable de manier les concepts.
  • Un livre très bUnknownien fait pour bien saisir ce que les correcteurs attendent et excellent pour s’entrainer: le CAPES Histoire-Géographie, collection Préparer et réussir (nouveau concours 2014) sous la direction d’Anne-Sophie Molinié, chez Armand Colin/ SEDES. Existe pour les épreuves d’admissibilité et d’admission. (je vends les miens si vous êtes intéressés, liste à venir dans prochain article). Explique bien comment organiser son brouillon lors des écrits pour être le plus structuré possible pour la compo: tableau à trois entrées rendant visible au premier regard les trois grandes parties de la compo et les sous-parties, une case exemples pour chaque paragraphe….si vous avez besoin me le signaler en commentaires et je vous proposerai un extrait dans un article spécial méthode pour les écrits.
  • Faire une chronologie pour chaque question d’histoire: la chronologie est d’une aide précieuse lorsque vous vous lancez dans le plan en histoire…permet de gagner bcp de temps et de ne pas faire de fautes décrédibilisant votre travail.
  • Faire 2/3 cartes + schémas pour chaque question de géo: avoir un base apprise par coeur. Par exemple pour les espaces maritimes:
    • à l’échelle mondiale: façades maritimes, ports majeurs, points de passage stratégiques, principales routes maritimes et celles en devenir, conflits/zone de piratage = les essentiels!
    • à l’échelle régionale: schéma carto de la façade maritime asiatique (ports principaux, flux maritimes direction reste du monde, flux fluvio-maritimes, flux feedering, avant/arrière-pays, détroit, tension mer de Chine…                                                                                                                                                  Pour ces cartes se baser sur celles présentées dans Carto ou la documentation logo cartophotographique. Si jamais en plus vous étiez pris à l’oral, ces ouvrages sont présents en bibliothèque et empruntables, le fait de les connaître est un sacré plus.
  • Faire un lexique perso: y mettre toutes les définitions des notions majeures à connaitre (et leurs auteurs). Pour vous aider: recouper les questions au programme du capes avec les programmes scolaires. Exemple: pour mutations des espaces productifs il faut recouper avec la 3ème et la 1ère essentiellement. A partir de là vous prenez un manuel de 3ème et géo 1ère L/ES et vous listez toutes les notions que doivent acquérir les élèves. Après avoir dressé cette liste de définitions vous vous rendrez compte que vous devez maintenant faire comme eux et les apprendre! Non seulement vous apprenez les notions mais en plus si le sujet tombent en jour 2 des écrits vous serez à même de réussir la partie « adaptation pédagogique ». pour les définitions raccrocher aussi un spécialiste à chaque notion: thème « habiter » = Lazzarotti, « mondialisation » = Carroué, …
  • Avant les écrits (pas trop avant sinon tout disparaît de la tête): lire les fiches Eduscol sur le site pour la mise en oeuvre pédagogique. De plus à la fin des fiches ressources se trouvent des indications biblio permettant de relier avec les auteurs et ouvrages principaux.

4ème conseil:

ouvrir ses connaissances de base (celles acquises grâce aux manuels de référence cf. conseil n°1)

  • Si vous avez la possibilité de travailler à plusieurs (ou de faire travailler quelqu’un qui s’ennuie au boulot ou dans son canap…) ficher les numéros de la documentation photographique, de revues d’Histoire ou d’ouvrages spécialisés (donc articles seulement) qui se réfèrent aux questions du programme (faire un groupe de travail via réseaux sociaux permet de gagner aussi du temps dans la transmission). Vous n’aurez pas le temps ni de lire tout ce qui est indiqué comme essentiel dans les ESPE et facs et si vous lisez vous n’arriverez pas à tout retenir/assimiler (sauf si le plan CAPES est effectué sur 3 ans et couplé avec l’agrégation pourquoi pas!)

Bon courage à tous!

Capes d’histoire-géographie 2015: 3ème partie. L’analyse de situation professionnelle…en histoire.

Jour 4 (ouf, le dernier) à Châlons, 2ème oral: ASP en histoire.

Epreuve obscure et très calibrée à la fois, l’analyse de situation professionnelle est déterminante du niveau réel, à cet instant, du futur prof (à mon avis): il faut être capable en 2 heures de prép seulement de cerner les enjeux didactiques et pédagogiques mais aussi la portée historiographique du sujet donné. Dans la partie péda il est convenu de faire une adaptation pour l’éducation civique ou l’ECJS, mais c’est la partie la moins ardue car un document (souvent un visuel) assez explicite accompagne le sujet. Ce dernier aspect est donc à traiter en dernier. D’ailleurs lorsque le jury se présente en début d’épreuve, il est à chaque fois expliqué que la première partie des questions portera sur l’exposé et la discipline, la deuxième partie sur l’historiographie (ou épistémo si sujet de géo) et enfin la troisième partie des questions portera sur l’extension en éducation civique.

Pour moi c’était mal barré: « Les difficultés de la monarchie sous Louis XVI. L’historien et les images. »

705513-charb-dessinsUne entrée clairement histoire des arts avec une thématique caricature. Si le niveau de classe est facilement identifiable (4ème, première partie du programme d’histoire, thème 4 – de plus, un extrait du B.O est donné dans le sujet) et la portée du sujet évidente pour l’éducation civique (caricature /actualité/attentats de Charlie Hebdo de janvier 2015), le champ historiographique ne peut être démêlé durant le temps de préparation. Il faut donc être bien calé sur les rapports dans le temps de l’utilisation des documents iconographiques comme source des historiens.

Avant l’entrée dans la salle trois mecs sont présents sur les sièges d’attente. Je ne peux pas m’empêcher de les foudroyer « vous êtes pas obligés, franchement j’aime pas du tout qu’il y ait des visiteurs ». Mais ils ont l’air encore plus stressés que moi donc je lâche l’affaire….

Après un exposé de 30 minutes, les questions pointues couplées à l’attitude polaire de deux des membres du jury sur trois m’a fait paraître la demi-heure comme la plus longue du jour… catastrophe, après 10 minutes réponses correctes à passables je me sais ratatiner en historiographie « non, excusez-moi je ne peux pas vous parler de monsieur ….. » rebelote pour l’historien suivant, et le reste n’est que réponses approximatives et embrouillées. Je reste dubitative lorsque m’est posée la question « pouvez-vous donner une définition de la couleur? ». Mais j’offre une réponse qui est je pense la moins bidon de tout l’entretien finalement. L’objectif: rester droite, cacher l’exaspération de ne pas être en pleine possession de mon cerveau ce jour et ne pas s’effondrer, voire s’énerver.

En sortant c’est bien sur la déception. heureusement un mec super positif (pffff, putain, le prototype de l’historien parisien sur de lui un peu condescendant mais dont le mensonge consenti sur le moment s’est révélé être tout à fait juste « Non mais faut pas t’inquiéter, tu peux foirer une des épreuves et avoir le concours »…). Une autre candidate bien sympathique de ma ligne me tombe aussi dans les bras en bas des marches, sympa et frais bien que surprenant (avais-je tellement l’air saoulée??) il semble qu’elle ai vécu le même enfer cérébral. Comme quoi, c’est kitsch mais c’est bien une aventure humaine aussi ce putain de concours!

Ca y est!!!!!!!!!!!!!!!! C’est terminé!!!!!!!!!

Maintenant il me reste 36 heures exactement pour me recentrer sur le deuxième concours: l’interne, j’ai une journée pour aller à … Saint-Nazaire! Mais celui-là je l’ai bossé dur, l’attitude de touriste peut s’envoler pour que je revête ma combinaison de maître à géographer?

Capes 2015: 2ème partie. L’oral de GEOGRAPHIE ou la « mise en situation professionnelle »… La leçon quoi!

Jour 3: Châlons, lundi matin 29 juin 2015.

Bon, aujourd’hui c’est la MSP, ou la mise en situation professionnelle, autrement dit THE épreuve: la leçon de géo.

Hier j’ai pu faire le point: grâce à la visite (éclair, 50 minutes!) à la bibliothèque sur place au lycée j’ai reconnu quelques ouvrages présents dans mon coffre: ceux des années 90’s, style doc.photographique par exemple ou manuels de fac utilisés pendant mon DEA en 2005 (et pas du tout sur les questions au programme, donc!) et les manuels de préparation concours que je n’ai pas pu lire cette année mais que j’ai feuilletés cependant avec « méthode »! Donc la stratégie a été la suivante: en fonction des trois thèmes de l’année, choisir dans les documents en ma possession les pages, croquis, cartes, schémas, définitions qui pourraient correspondre au plus grand nombre de sujets possibles et donc à utiliser en roue de secours. Ce travail un peu fastidieux m’a permis de mieux gérer les 30 minutes de passage à la bibliothèque en choisissant les mêmes ouvrages déjà vus afin de rentabiliser au mieux le temps (même si à défaut d’une utilisation optimale des supports pour le sujet tombé…mais il faut jouer la stratégie quand on a pas bossé!).

Je suis convoquée à 11h.

H – 1: lecture de ma bibliographie et du rapport du jury pour la dixième fois. Sans parler du blocage pendant le café sur la convocation à tenter d’y trouver des réponses mystico-érudites aux questions que je me pose sur ce qui va se passer.

La touriste qui est en moi commence à bien stresser, comme si je me trouvais en col roulé sur une plage nudiste voire pire, nue sur l’esplanade de la Tour Eiffel. Le tout est d’assumer l’imposture jusqu’au bout, c’est à ce moment là qu’on se sent quand même un peu idiot …

H -30 minutes: lycée pro Etienne Oehmichen. Là encore je comprends pourquoi il était si important d’être convoquée 24 heures avant le début des épreuves (même un dimanche finalement). Parce que le lycée où se passent les épreuves est une véritable cité scolaire!

vue_avion_2008vue aérienne

et pour le bâtiment des épreuves:

K_2006De toute beauté post-moderniste.

On ne se rend pas compte comme les marches qui mènent à l’entrée sont nombreuses et hautes, et que sur beaucoup d’entres-elles de nombreux candidats attendent leur moment de passage en contenant (avec brio je dois admettre) leur appréhension. En fait je me suis vite rendue compte que les angoissés et maxi-stressés attendent à l’intérieur, assis sur une chaise, le tout en costume complet dans une ambiance moite à 35°C.

Une fois entré, il faut à nouveau émarger, présenter sa convoc et laisser sa carte d’identité à 5 étudiants goguenards qui tentent de rester enthousiastes dans cette atmosphère lourde de tensions cumulées. Une fois cette démarche établie il est possible de rejoindre les marches de ce cher bâtiment avant de retourner dans la salle de convoc 10 minutes avant l’appel…

H-10 minutes: salle d’attente. Nous sommes à nouveau une petite quinzaine de candidats. On nous invite chacun notre tour à piocher un sujet dans une enveloppe, puis à le noter sur une feuille afin de « l’officialiser ». Ensuite on retourne s’assoir. Les chaises sont collées contre le mur ce qui amplifie le gros vide central de la pièce et fait que chacun baisse les yeux pour ne pas croiser le regard du voisin « Mon DIEU!!! Qu’est-ce que c’est que ce p…. de sujet »!!

Les systèmes productifs de la culture en France. Ha ben bravo.

Des appariteurs viennent ENFIN nous chercher et nous conduisent dans notre salle de travail, une belle salle de classe de SVT avec bureau géant pour chacun.

Et là, c’est tellement le stress que même d’écrire le sujet sur la feuille à présenter au jury dans 4 heures apparaît la pire des épreuves! Sans parler ensuite du passage express à la bibliothèque pour emprunter 5 ouvrages et 4 documents!

Le reste défile si vite…..

H – 0!!! : Lorsque mon appariteur est venu me chercher, je n’avais même pas encore mon plan complet et donc écrit sur le transparent obligatoire à présenter au jury, et je n’avais rédigé que l’introduction et la troisième partie (adaptation pédagogique du sujet, 10 minutes). Après avoir hésité sincèrement à passer la porte de la salle d’épreuve, j’ai été toutefois surprise de tomber sur des personnes (et donc pas des robots, hein?) polies et plutôt souriantes.

Mon exposé: temps tenu jusqu’au bout malgré 20 minutes d’improvisation totale mais à peu près cohérentes. Pas de cartes mais utilisation d’une carte topo avec mise en travail des élèves dessus pour compenser ce manquement à mon devoir de géographe!

Les questions: je ne pourrais même plus compter le nombre de questions qui m’ont été posées tellement qu’ils enchainent durant 30 minutes, à raison d’1 minute grand maximum offert en temps de réponse. Quelques exemples néanmoins:

  • « citez un exemple d’entreprise cosmétique installée dans le rural en France
  • quelle emprise?
  • quel exemple pour un projet de réhabilitation urbaine à finalité culturelle?
  • dans quels autres territoires la France produit-elle de la culture ?
  • quels objectifs de consommation pour un touriste chinois en France?
  • que veut dire « bibendum »?
  • quels liens métropoles et culture? »

… mais je suis assez satisfaite de ma performance, car si l’exposé était très moyen j’ai tenu mon temps sans flancher et répondu à toutes les questions, sauf Bibendum forcément…Heureusement aussi, aucun public n’a assisté à l’oral, je pense que ça m’aurait déstabilisé.

H + 1: A la sortie je retrouve une ou deux personnes de ma « ligne » de préparation. L’une d’elle est en pleurs. Après une cigarette ça va mieux, mais comment lui dire qu’il n’aurait jamais du dire « à l’année prochaine » à son jury? En tout cas ça fait du bien quand c’est terminé. ça vaut bien une bière en terrasse au centre de Châlons, histoire de voir à quoi ressemble la ville et de stopper deux secondes le film de l’oral qui se rejoue sans cesse dans ma tête…

H + 3: Je suis à ce moment très calme et en mode « warrior » pour me remettre au travail: il faut désormais comprendre en quoi consiste l’oral du lendemain et ficher un livre de base d’historiographie (rien que ça) afin de combler le temps qui me sépare de la terrible épreuve….d’histoire!

CAPES d’histoire-géographie 2015 à Châlons-en-Champagne, 1ère partie

Jour 1 : Départ pour Châlons, samedi 27 juin 2015

Après un jetage de cartons remplis de manuels scolaires, de livres de programme non-lus et de magasines disciplinaires des années 90’s destockés par le CDI de mon établissement, de tenues adaptés à une rencontre avec un jury inconnu pendant plusieurs jours avec des températures de 35°c à l’ombre, c’est parti mon kiki ! Demain il faut se présenter à Châlons-en-Champagne pour le début officiel du CAPES.

Déjà c’était pas gagné pour l’itinéraire : Chalon ? Châlons-sur-Saône ? Châlons-sur-Marne ? En Champagne ? Ha… c’est le même, enfin pas sur Saône mais sur Marne, en Champagne ! Et être convoqué i-m-p-é-r-a-t-i-v-e-m-e-n-t un dimanche (oui, dimanche !!), à 10heures du matin c’est pas la classe à Vegas, ça ?

Samedi soir, arrivée à l’hôtel, facile à trouver : zone artisanale de Châlons, bord de la RN. Mais accueil sympa, si ce n’est la découverte de la chambre à côté de la porte d’entrée de l’hôtel qui claque fort toutes les 5 minutes ! Mais ce désavantage est largement compensé par le mini bout d’herbe jouxtant le parking sur lequel je vais pouvoir m’asseoir et sortir les livres pour préparer les oraux… Héhé !

A l’accueil j’ai déjà eu le droit à un « bonne chance pour le capes »… Oui, l’hôtel est complet de candidats aussi sereins que moi, le petit déj’ du lendemain promet d’être apaisant !

Jour 2 : Tirage au sort de la discipline, dimanche 28 juin

Salle du petit-déjeuner. En effet, je croise déjà mes concurrents directs qui pour la plupart sont livides mais accompagnés d’un parent, tout aussi pâle que leur progéniture d’ailleurs. Donc je fais style j’ai de la contenance afin de surtout oublier que dans 2 heures je tire au sort la matière sur laquelle va porter la « leçon », c’est à dire le sujet d’histoire ou de géographie qui dans mon cas va déterminer la suite, ou pas, de l’aventure capes !

C’est clair : si je tire « Histoire », je m’en vais faire les boutiques des magasins d’usines à Troyes (ouverts les dimanche de soldes biens sûr)! Le tout désormais est d’assumer jusqu’au bout la « touriste attitude » dont je me suis affublée pour ce concours. Je n’ai pas travaillé une seule question d’histoire au programme et pour la géo je m’assoie sur des acquis plus ou moins présents dans mon cerveau embrouillé de programme pour le concours interne qui va suivre…

09:00 : Top départ : mission n°1, trouver l’ESPE de Chalons au centre ville.

09:30 : Je n’ai toujours pas trouvé le bâtiment.

09 :35 : Appel téléphonique (et pour une fois, ô miracle je réponds !) :

  • « Bonjour, je suis monsieur L, vous deviez vous présenter à la réunion obligatoire à 9 heures.
  • Bonjour monsieur, veuillez – m’excuser mais il est noté 10 heures sur ma convocation.
  • Bon, très bien, ne vous inquiétez pas, prenez votre temps, il doit s’agir d’une erreur, venez pour 10 heures. »

Bon, c’est mal parti cette affaire.

09 :40 : Arrêt obligatoire avec prise d’otage d’un sympathique monsieur en fourgonnette pour m’indiquer le chemin. ô joie ! Ce dernier m’accompagne à l’adresse exacte.

09 :50 : Porche du bâtiment. Facilement reconnaissable grâce aux nombreux candidats qui soit fument soit sont assis patients et sérieux en attendant l’heure de leur tirage.

Et là je me présente à l’accueil : donc une table avec 5 étudiants qui remplissent leur mission administrative avec application, entourés de professionnels du concours en costume, soucieux de la bonne prise en charge des candidats stressés. « Ha vous êtes madame Bip ! Attendez svp. » Donc toute la rangée de la vingtaine de personnes assises me regarde style « c’est quoi le problème, héhé elle est pas venue à la bonne heure ! Une de moins ! ». J’ai du montrer bien 4 fois ma carte d’identité et on m’a répété 50 fois que c’était pas grave que c’était de leur faute pour me rassurer. Mais honnêtement moi ça ne me stressait pas cette histoire ! Peut-être n’avais-je pas conscience sur l’instant de la gravité de la situation : tout élément particulier nécessite un procès verbal en règle…

10 :10 : Nous sommes 14 à être appelés et emmenés par deux appariteurs dans une salle. Il nous est indiqué que le silence est obligatoire. Regards entendus partagés avec quelques candidats.

Le tirage : à l’appel de notre nom il faut rejoindre la grande table où l’on présente notre carte d’identité et notre convocation. Enfin, il faut plonger la main dans une enveloppe A4 et choisir un bout de papier blanc, le déplier d’une main tremblante et lire à voix haute la discipline qui est notée. « Géographie ».

Harrrrrrf, OUFFFFFFF !!! Bon, pas de magasins d’usines pour moi demain donc… Une seconde convocation nous est ensuite donnée : c’est le sésame, à ne perdre sous aucun prétexte, dessus y figurent les heures de passage des oraux des deux jours suivants ainsi que les numéros de jurys. Une fois que chacun a effectué son tirage le directeur des ressources humaines du ministère nous explique comment et où aller selon les épreuves et surtout nous prévient : « Quoiqu’il se passe demain, surtout, ne baissez pas les bras et présentez-vous quand même à la seconde épreuve ». Ha ben merci, c’est rassurant ça !

10 :30 : sortie, sésame de géo marquée sur ma convocation!

Bon…il me reste alors environ douze heures maintenant pour me briefer sur le programme et la méthode de l’oral!

A suivre…