C’est le moment de faire la partie « CV » ou parcours personnel de votre dossier CAPES interne ou CAER d’histoire-géographie!

1er septembre… ça urge pour les candidats au CAER cette année encore! Vous venez à peine de terminer vos vacances et de faire la pré-rentrée avec vos collègues et peut-être vos élèves mais voilà, il faut se jeter à corps perdu dans la réalisation du dossier… Ici des petits conseils techniques de base pour vous aider dans la réalisation de la partie « CV » du dossier, soit les 2 pages de présentation de votre parcours personnel.

  1. Au brouillon établir une liste:
  • du détail de votre formation initiale et son niveau, matière(s), spécialité(s)
  • de vos expériences en tant que prof
    • années scolaires, niveaux en charge, charge (temps plein..), durée, cadre du remplacement ou du poste « protégé »…type d’établissement…
    • prof principal? responsabilité d’un niveau?
    • participation aux examens nationaux (DNB, Bac, épreuves anticipées type TPE…)
    • participation à des projets voire même portage et mise en oeuvre de votre propre projet avec une (ou des) classe(s)
    • animation de réunions( soit en tant que pp soit référent d’un projet/d’une action…)
    • sorties pédagogiques effectuées, portées…où? avec qui? pourquoi?…
  • de vos différentes expériences professionnelles hors prof
  • des formations spécifiques suivies
  • des outils maitrisés
  • de vos qualités premières
  • des cas que vous avez eu à gérer au sein de votre établissement, comment vous y avez répondu.

2. Prendre la liste des compétences des enseignants

3. Puis construire un tableau simple et développer vos expériences en vous interrogeant sur les compétences qu’on attend de vous en tant qu’enseignant… voici un exemple:

Tableau.CV.CAER.Profbourg

4. Etablir un plan détaillé avant de rédiger: que voulez-vous démontrer au jury? Comment pouvez-vous le convaincre d’une part de votre capacité à établir la synthèse de votre parcours de manière non linéaire en répondant bien à la spécificité du statut que vous souhaitez obtenir et d’autre part les persuader de la véracité et de la pertinence de ce parcours au regard de votre candidature? Choisir trois grands axes qui caractérisent bien votre parcours/votre projet de devenir un (vrai!!!!avec le statut quoi!) professeur d’histoire-géographie.

Donc vous ne devez pas reprendre directement votre CV mais le justifier dans cet écrit obligatoire de 2 pages!

Bon courage!

Merci de faire des retours pour celles et ceux qui utilisent d’autres techniques ou encore des exemples de plan!

Le CAER en histoire-géographie : Qui/Comment/Quoi? Partie 1/2: Avantages/désavantages par rapport au CAPES/CAFEP

Cette année scolaire 2014/2014 était centrée sur un objectif principal:

Avoir le concours interne d’histoire-géographie. 

Déjà il a fallu comprendre: quoi? comment? où? puis-je? Qué???

Trouver le bon intitulé du concours c’est déjà un peu complexe! L’inscription passe encore, le tout est de ne pas se tromper entre concours externe/réservé/troisième concours et CAER.

CAER? Certificat d’accès à l’échelle de rémunération des professeurs certifiés.

S’adresse à:

  • ceux qui ont au moins 3 années d’expérience d’enseignement (privé ou public)
  • et en poste au moment de l’inscription au concours
  • justifiant au moins d’une licence jusqu’à 2015, M1 désormais
  • une licence et 3 enfants
  • une expérience dans le secteur public (fiche de salaires à l’appui, donc mission de recherche pour le compte d’une université durant 3 ans au sein d’une collectivité territoriale ça ne marche pas dans mon cas donc!)
  • http://www.education.gouv.fr/…/conditions-d-inscription-au-caer-capes.html

Afin de savoir si l’on a accumulé assez d’ancienneté: il faut contacter la personne des services du rectorat qui gère notre dossier (c’est à dire en fonction de l’établissement où l’on est en poste, cas pour le privé) et lui demander un « état des services » = un tableau récapitulatif des missions d’enseignement depuis le début de la « carrière ». A partir de là il faut calculer, si vous n’avez pas eu la chance d’enchaîner les missions d’une année scolaire complète à l’autre.

N.B: en formation j’ai toutefois appris que le fait d’avoir une mission de 7 jours effectifs à temps complet de septembre à décembre ou de janvier à juillet faisait valider un semestre entier d’expérience!!!! C’est élément a été donné par un formateur de préparation au dossier écrit et validé par des collègues. Ne pas hésiter là aussi à vérifier auprès des services du rectorat.

Des avantages?

Ce concours est cohérent pour les personnes qui ont déjà une bonne expérience de l’enseignement, soit pour les profs!…enfin… les pas encore « vrais profs », hein?! Je suis quand même étonnée de ce système finalement assez hiérarchisé qui existe entre enseignants: l’agrégé, le certifié, le maitre auxiliaire ou délégué, le vacataire tout en bas de l’échelle (qui assure pourtant ses cours, emportant chez lui le souci de ses élèves sans bénéficier cependant d’une rémunération durant les vacances). Ce système est surtout en fait alimenté par quelques « collègues » (loin d’être le cas de tous bien-heureusement), qui semblent parfois ne pas considérer le maitre délégué (statut du privé sous contrat), pourtant sur un poste parfois à l’année voire deux…, comme un égal. Ce dernier reste trop souvent appelé le « remplaçant de Mme Untel » alors qu’il effectue une mission semblable à celui qui sur le moment n’est pas en capacité de remplir sa mission d’enseignement (un droit, aléas de la vie). Et même ceux qui sont ouvertement accueillant sans s’arrêter au titre/statut du collègue peuvent parfois réutiliser le vocabulaire qui va replacer tout de suite le « remplaçant » à son niveau: le bas de l’échelle du prof. « Tiens je te présente ……., on bosse ensemble à ….., elle fait des remplacements ». Ha oui, c’est vrai, j’avais moi-même oublié, étant en poste sur une décharge…

Bref, voici quelques avantages à passer le concours:

1. devenir un prof, un vrai (apparemment!)

2. Être respecté de ses collègues (pour ce qui est de la hiérarchie (ici direction), j’ai toujours trouvé les personnes très respectueuses et professionnelles)

3. Être mieux payé (haaa, c’est peut-être ça l’histoire en fait? le respect s’acquière au niveau de la fiche de salaire?). C’est à dire passer de 1300 euros (en gros, voire moins) à 1700 (idem). après rajouter supplément familial, ancienneté (échelons…). Mais l’augmentation certaine d’environ 400 euros par mois vaut déjà le coup à elle seule!

4. Ne plus s’entendre dire, passé trente ans, « et tu vas faire quoi après »?

Avantages du CAER en particulier:

1. un dossier écrit dont vous choisissez le sujet (et c’est pas rien pour ceux qui ont un jour expérimenté le stress du sujet de l’externe qui tombe!) pour lequel vous avez un temps imparti assez long si vous vous organisez bien. (pas comme moi donc: choix du sujet en octobre alors que le dossier est à envoyer début décembre!)

Attention: c’est aussi à double tranchant, il faut bien se saisir des attentes du jury, le dossier écrit répond à des normes strictes et demande un travail plus lourd que ce qu’on imagine.

2. Un dossier écrit que vous présentez dans la discipline de votre choix. Donc une manœuvre stratégique doit s’opérer: si je suis géographe je fais mon dossier en histoire car l’oral sera lui en géographie et j’aurai alors toutes mes chances à ce moment avec moi (crucial donc, car coefficient 2 contre 1 pour l’écrit), et inversement. Mais, l’idée est aussi d’arriver jusqu’à cette fameuse seconde épreuve, donc on peut aussi préférer « assurer » dans sa matière forte et mettre ensuite les bouchées doubles, et ce sans attendre les résultats d’admissibilité bien sur!

3. Des collègues (car vous êtes en poste) qui vous proposent de vous faire passer des oraux blancs, en condition de concours.

4. Des élèves sur qui s’entrainer toute l’année!

5. Une seule épreuve orale (contre deux pour le Capes/cafep externe). Sujet avec dossier documentaire en plus. (mais attention, là aussi c’est traître car ultra normé en fait)

6. Pas de questions au programme, donc moult aspects scientifiques en moins à travailler. Mais par contre LE programme collège-lycée à maitriser par coeur! ainsi que les essentiels disciplinaires + éducation civique + actualités + environnement enseignement (fonction publique élargie)

7. Un concours plus adapté à ceux qui ont eu un parcours plus atypique (reconversion pro, enfants après études, long moment sans avoir travaillé sur les bancs de la fac…)

8. Un jury vraiment bienveillant à l’oral, et une organisation plus « douce » c’est à dire c’est un peu moins l’usine qu’à Châlons-en-Champagne.

9. Saint-Nazaire c’est sympa, on y mange des bonnes crêpes et on y voit la mer.

Désavantages: 

1. C’est difficile de préparer un concours tout en étant en poste. Il faut travailler le soir, parfois très tard et tous les we avant le rendu du dossier puis le dernier mois (au moins!!!) avant l’oral. (voir article à venir sur les conseils pour réussir, je me permets, j’ai eu 18 à l’écrit, 15 à l’oral, preuve que du premier coup c’est possible = ici c’est un encouragement pour vous lecteurs/candidats). C’est difficile de devoir apprendre par coeur des choses que l’on a compris et quel l’on ressasse pourtant en classe bien souvent!

2. C’est un concours difficile qui demande un réel investissement personnel: être complet, tant sur le scientifique que la didactique et la pédagogie.

3. Une fois le sésame obtenu, on se rend compte qu’il existe encore une hiérarchie: entre ceux qui ont eu l’externe, la »voie royale » (genre « t’es douée ») et l’interne (rrrrrrrrrr encore un complexe de sous-prof à tenir?) et cet aspect se voit finalement validé par le système en lui-même. C’est à dire qu’un externe est ensuite prioritaire sur les postes au mouvement face à l’interne. Pourtant il a déjà oeuvré, lui,  pour l’entreprise publique, non?

4. Le lauréat du concours interne fait son année de stage là où il trouve des heures disponibles sur lesquelles il postule au deuxième mouvement (en fin d’année). Mais il ne peut que formuler des voeux en fonction des postes vacants sur lesquels il sera placé (donc si l’académie est grande, il existe un risque non négligeable d’être envoyé à 150 km de chez soi). Il doit effectuer ses 18 heures, donc une charge horaire importante (5 classes environ) tout en travaillant ses cours dans le souci et le respect total des prérogatives du B.O afin d’être validé, soit un re-travail bien abouti de tous les cours si ces derniers n’étaient finalement pas à jour ou encore sans tableau récapitulatif type « objectifs/notions/capacités/attitude.. ». Une dizaine de journées de formation sont toutefois proposées et obligatoires afin de l’aider dans cette « aventure ». L’externe lui n’a que 8 à 10 heures de charge de cours sur la base de moitiés de classes que lui délègue son tuteur, donc l’externe « vient avec ses heures », il ne fait pas de voeux car il est placé directement en fonction de son adresse et de celle du centre de formation dans lequel il va être présent deux jours par semaine (9/10heures). Les deux sont bien sur payés de la même manière.